Un soulagement en vue pour les prêts hypothécaires ? La prévision pour le taux d'intérêt de la Banque d'Israël

La société d'investissement Leader Capital Markets estime que les données sur l'inflation et le renforcement du shekel permettront bientôt une mesure significative, malgré une chute des ventes de logements neufs et une baisse de la confiance des consommateurs.

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Un soulagement en vue pour les prêts hypothécaires ? La prévision pour le taux d'intérêt de la Banque d'Israël
Photo : ICE / אמיר ירון נגיד בנק ישראל (צילום shutterstock, פלאש 90/ חיים גולדברג)

Le rapport hebdomadaire de la société d'investissement Leader Capital Markets, publié ce dimanche, présente une image mitigée de l'économie israélienne. D'une part, les données sur l'inflation, le renforcement du shekel, l'augmentation des recettes fiscales de l'État et l'expansion des importations indiquent des conditions susceptibles de permettre un assouplissement de la politique des taux d'intérêt. D'autre part, la confiance des consommateurs a chuté à son niveau le plus bas depuis septembre 2025, dans un contexte de préoccupations sécuritaires et économiques.

L'un des chiffres clés de l'analyse est l'indice des prix à la consommation pour juillet, qui n'a augmenté que de 0,3 %. Par conséquent, le taux d'inflation annuel est tombé à 1,5 %, contre 1,6 % le mois précédent. L'inflation sous-jacente, hors énergie, fruits et légumes, a également chuté à 1,4 % et se rapproche de la limite inférieure de l'objectif de la Banque d'Israël, qui se situe entre 1 % et 3 %.

Chez Leader, on estime que la combinaison d'une inflation modérée et du renforcement du shekel soutient une réduction du taux d'intérêt de la Banque d'Israël le 1er septembre. Le shekel s'est renforcé de 3,6 % depuis fin juillet par rapport au panier de devises, et de 11 % au cours de l'année écoulée. La société d'investissement estime qu'une baisse supplémentaire des taux d'intérêt est également possible d'ici début 2027.

Une tendance intéressante a également été enregistrée sur le marché du logement. Les ventes de logements neufs ont chuté en juin de 18 % par rapport à mai, mais restaient supérieures de 24 % à la moyenne de 2025. Les prix d'achat des logements sont restés relativement stables, avec une baisse annuelle enregistrée de 1,5 %. Chez Leader, on estime qu'une baisse des taux d'intérêt et un cessez-le-feu pourraient relancer la demande de logements et exercer une nouvelle pression sur les prix.

Dans le secteur de l'activité économique, les exportations industrielles ont chuté en juillet de 10 % par rapport à juin, mais restaient supérieures de 10 % à celles du début de l'année et de 20 % par rapport à juillet 2025. Parallèlement, les importations de biens de consommation ont augmenté de 13 %, les importations de matières premières ont augmenté de 8 % et les importations de machines ont progressé de 9 % — des données qui indiquent une activité économique soutenue.

La situation budgétaire de l'État continue également de présenter des données positives. Le déficit est resté en juillet à 3,3 % du PIB sur une base annuelle, tandis que les recettes fiscales de l'État ont augmenté de 14,5 % depuis le début de l'année. Cependant, chez Leader, on avertit qu'une partie de la croissance des revenus pourrait être ponctuelle, en partie en raison de grandes opérations d'exit comme WIZ. Par conséquent, même si le déficit en 2026 devrait se situer autour de 4,6 % du PIB, il est possible que des ajustements budgétaires soient nécessaires dans le budget 2027.

À l'inverse, la confiance du public ne reflète pas l'amélioration des données financières. L'indice de confiance des consommateurs a chuté en juillet à moins 22 points, le niveau le plus bas depuis septembre 2025. Les attentes concernant la situation économique du pays pour l'année à venir ont également chuté à moins 40 points. Chez Leader, on attribue cela, entre autres, à la crainte d'une nouvelle escalade avec l'Iran et à la peur de mesures économiques après les élections.

Aux États-Unis, une modération de l'inflation a également été enregistrée. L'indice des prix à la consommation a augmenté en juillet de 0,1 %, tandis que l'inflation sous-jacente a chuté à 2,5 % sur une base annuelle. La combinaison d'une modération de l'inflation et d'une certaine faiblesse de la consommation américaine pourrait réduire la pression sur la Réserve fédérale pour durcir sa politique. En ce qui concerne Israël, c'est un facteur supplémentaire qui pourrait permettre à la Banque d'Israël d'avancer vers une baisse des taux d'intérêt.

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