Teleport attaque la Poste d'israël en justice pour une embauche contestée
La société de logistique Teleport Delivery saisit le tribunal de Tel-Aviv pour interdire à une cadre de travailler à la Poste d'israël, invoquant des violations de non-concurrence.

Moins de deux ans après la vente de la Poste d'israël au groupe Milgam, à Phoenix Holdings et à Leibler-Schissel pour 468 millions de NIS, un litige juridique éclate autour d'une haute dirigeante de l'entreprise. La société de logistique Teleport Delivery a saisi le tribunal de district de Tel-Aviv pour demander une injonction empêchant Yael Segman, entrée à la poste en juin dernier, de poursuivre ses fonctions. Teleport affirme que Segman détient toujours 15 % des parts de l'entreprise, active dans des domaines concurrentiels.
Clauses de non-concurrence et secret commercial
Selon la requête déposée, Segman figurait parmi les fondateurs de l'entreprise et a participé à l'élaboration de sa stratégie. Un accord de mars 2025 lui octroyait 15 % des actions. La société soutient que ces accords incluent une interdiction de concurrence tant qu'elle détient au moins 5 % des parts, ainsi que des obligations de confidentialité.
Les craintes de Teleport portent sur les informations commerciales sensibles auxquelles Segman a eu accès, notamment les listes de clients, les modèles de tarification et les plans stratégiques.
« Le passage à la Poste d'israël était connu des parties prenantes de Teleport depuis des mois », a déclaré Yael Segman.
Contexte de privatisation de la poste
Ce conflit survient alors que la Poste d'israël, privatisée en novembre 2024, cherche à renforcer ses activités commerciales. Teleport réclame une injonction temporaire, tandis que Segman affirme avoir terminé ses fonctions opérationnelles et que sa transition s'est faite en accord avec les parties prenantes.





