Bourse de Tel-Aviv : clôture contrastée dans l'attente des élections générales
La Bourse de Tel-Aviv termine en demi-teinte alors que les institutionnels achètent les replis technologiques. La Banque d'Israël maintient son taux directeur à 3,25 %.

La Bourse de Tel-Aviv a achevé une semaine de cotation en ordre dispersé, à la veille d'une semaine écourtée en raison des élections générales de mardi. L'indice TA-90 a pris la tête de la tendance positive avec une progression hebdomadaire d'environ 2,1 %, portant sa hausse mensuelle d'octobre à 2,2 %, tandis que l'indice de référence TA-35 a reculé de 2,4 % et que le TA-125 a cédé près de 1,4 %.
Divergence entre investisseurs institutionnels et étrangers
Le secteur technologique a concentré l'attention, pénalisé par le climat morose à Wall Street concernant les dépenses en infrastructures d'intelligence artificielle et leur rentabilité. L'indice TA-Technologie a chuté de 3,7 % sur la semaine, portant son repli mensuel à 6,4 %, et l'indice TA-Tech Elite a perdu 1,4 %. Des poches de résistance sont toutefois apparues, l'indice TA-Logiciels progressant de 3,4 % et celui des télécommunications de 3,5 %. Hors technologie, l'indice TA-Construction a bondi de 4,6 % et l'indice TA-Assurance s'est adjugé 2,4 %.
Ces mouvements ont mis en lumière des stratégies divergentes entre les investisseurs. Les institutionnels locaux ont poursuivi leurs achats d'actions à hauteur de 399 millions de shekels net cette semaine, ciblant principalement le secteur technologique en difficulté à hauteur de 451 millions de shekels, ainsi que les valeurs assurantielles. Les flux se sont portés en particulier sur Elbit Systems, Tower et Next Vision.
À l'inverse, les investisseurs étrangers ont réduit leur exposition aux actions locales, actant des ventes nettes de 157 millions de shekels. Ils ont allégé leurs positions dans la technologie tout en réorientant leurs capitaux vers des secteurs traditionnels et domestiques, notamment l'immobilier et la construction, ainsi que les banques.
Politique monétaire et perspectives macroéconomiques
Sur le front monétaire, la Banque d'Israël a maintenu son taux directeur inchangé à 3,25 % à l'issue de trois baisses consécutives. Cette pause prudente intervient dans un contexte de dépréciation du shekel face au dollar et de flambée des cours du pétrole brut Brent, des facteurs susceptibles de raviver les pressions inflationnistes importées. L'incertitude politique liée aux élections a également conduit à reporter au troisième trimestre 2027 les anticipations de baisse du taux à 3,0 %.
Ce statu quo monétaire s'inscrit paradoxalement sur fond de prévisions de croissance vigoureuses publiées par le département de recherche. Le produit intérieur brut d'Israël devrait ainsi progresser de 5,6 % en 2026 et de 7,5 % en 2027, surpassant nettement les dynamiques enregistrées aux États-Unis et en Europe.




