Israël : un prodige de 17 ans obtient son baccalauréat après un bras de fer

Le ministère de l'Éducation a délivré un diplôme de fin d'études secondaires à Din Giron Gilaon, 17 ans, après une bataille bureaucratique liée à l'obtention anticipée de sa licence universitaire.

Israel Hayom•Auteur : Noam Dabul Dvir
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Israël : un prodige de 17 ans obtient son baccalauréat après un bras de fer
Photo : Israel Hayom / דין גירון גילאון | צילום: ללא

Le ministère de l'Éducation a officiellement approuvé la délivrance d'un diplôme de fin d'études secondaires à Din Giron Gilaon, âgé de 17 ans, qui avait achevé ses exigences scolaires dès la classe de 1re. Cette décision fait suite à une intervention médiatique qui a mis fin à une impasse bureaucratique, l'administration exigeant qu'il complète 12 années de scolarité malgré l'obtention préalable d'un diplôme universitaire.

À l'âge où la plupart des élèves entament leur dernière année de lycée, Giron Gilaon s'était retrouvé dans une impasse. Il avait réussi tous ses examens du bagrouta tout en validant une licence en statistique et science des données à l'université Bar-Ilan. Néanmoins, le ministère de l'Éducation avait refusé de lui délivrer son diplôme, invoquant la loi sur l'obligation scolaire.

Obstacles administratifs et parcours universitaire

Ce refus a directement pesé sur la poursuite de son cursus académique, alors qu'il étudie actuellement en master de mathématiques financières.

À l'université Bar-Ilan, on m'a fait savoir qu'on ne pouvait pas m'attribuer officiellement la licence que j'ai déjà obtenue, a déploré Giron Gilaon. Mon statut en master n'est pas régulier faute de diplôme de fin d'études secondaires, c'est absurde.

Ses premiers recours auprès des fonctionnaires ont été rejetés, ces derniers s'accrochant à l'obligation formelle de présence physique en classe de terminale, malgré son parcours universitaire exceptionnel.

Une scolarité menée tambour battant

Le parcours de l'étudiant avait débuté très tôt : il a passé sa première épreuve de mathématiques à cinq unités dès la fin de la 5e. En classe de seconde, il achevait l'informatique, et en fin de première, l'anglais et les matières littéraires.

Dénouement positif grâce à l'intervention de la presse, le dossier a été confié à David Gal, directeur de la division des examens. Après un examen approfondi, celui-ci a autorisé la délivrance du diplôme, dispensant le jeune homme de fréquenter la classe de terminale.

Je suis très heureux qu'on ait enfin compris qu'il ne fallait pas me pénaliser pour la voie choisie, mais reconnaître mon travail acharné, a conclu le jeune homme.

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