Chute de 8,7 % pour le Groupe Strauss face aux remous au Brésil

L'action du Groupe Strauss a chuté de 8,7 % en deux séances, perdant 1,24 milliard de shekels en raison des turbulences au Brésil et d'un repli à Tel-Aviv.

Chute de 8,7 % pour le Groupe Strauss face aux remous au Brésil
Photo : Unsplash / @battlecreekcoffeeroasters (Battle Creek Coffee Roasters)

Le Groupe Strauss a enregistré une chute d'environ 8,7 % de son action au cours des deux dernières séances boursières, effaçant 1,24 milliard de shekels de sa capitalisation boursière. Lundi, le titre a cédé 5,25 %, avant de reculer de 3,64 % supplémentaires mercredi pour clôturer à 111,30 shekels, contre 121,90 shekels à la clôture de vendredi dernier. La capitalisation boursière s'établit désormais à environ 13,06 milliards de shekels, contre près de 14,3 milliards de shekels le 23 octobre.

Facteurs de la Baisse

Cette correction marquée s'explique par deux catalyseurs principaux : l'exposition significative du Groupe Strauss au Brésil, secoué par des turbulences financières à la suite de l'élection présidentielle, et une tendance baissière généralisée sur la Bourse de Tel-Aviv. La faiblesse du titre s'était amorcée le jour même où l'entreprise dévoilait son nouveau plan de croissance.

Lundi dernier, à la veille des élections, le Groupe Strauss a présenté en grande pompe sa feuille de route stratégique pour la période 2027-2030. L'un des axes centraux de ce plan repose sur l'élargissement des activités au Brésil au-delà du café, par le biais d'une coentreprise avec un partenaire local, capitalisant sur les marques et les réseaux de distribution existants pour investir de nouvelles catégories alimentaires.

Le Choc Brésilien

Au moment même de la publication de cette stratégie, les marchés brésiliens se sont effondrés après l'élection de Luiz Inacio Lula da Silva, prenant à contre-pied les investisseurs. L'indice Bovespa a chuté d'environ 13,9 %, les transactions ont été temporairement suspendues et le real a nettement reculé face au dollar.

Pour le Groupe Strauss, la dépréciation du real risque de peser sur les revenus et les bénéfices générés au Brésil lors de leur conversion en shekels. Cette expansion, bien qu'oportune, accroît la sensibilité du groupe aux aléas macroéconomiques brésiliens.

Tensions à Tel-Aviv et Perspectives

Mercredi, ces difficultés conjoncturelles se sont combinées à un mouvement de vente généralisé sur le marché israélien sur fond d'incertitude post-électorale. L'indice Tel Aviv 125 a cédé 2,46 % et le Tel Aviv 90 a plongé de 4,47 %.

Pour la suite, le véritable test résidera dans l'exécution du plan stratégique. Le groupe vise une croissance annuelle moyenne de 3 % à 5 % et une progression de 7 % à 9 % du bénéfice net, soutenues par plus de 2 milliards de shekels d'investissements en Israël. Les prochains résultats financiers permettront de mesurer l'impact de la volatilité des devises.

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