Le déficit d'Israël recule à 3,2 % du PIB en août grâce à la hausse des recettes

Le déficit public d'Israël s'est établi à 3,2 % du PIB fin août, totalisant environ 71 milliards de shekels. Les recettes de l'État ont progressé de 9 %, portées par la consommation et l'automobile.

CalcalistAuteur : שלמה טייטלבאום
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Le déficit d'Israël recule à 3,2 % du PIB en août grâce à la hausse des recettes
Photo : Calcalist / צילום מסך

Le déficit public à la fin du mois d'août s'est établi à 3,2 % du PIB, soit environ 71 milliards de shekels, marquant une baisse d'environ 0,1 % par rapport au déficit de fin juillet, selon les données d'exécution budgétaire et des recettes fiscales de l'État publiées par le ministère des Finances. Le déficit mensuel en août a atteint environ 7,9 milliards de shekels, contre un déficit de quelque 9,6 milliards de shekels au cours du même mois de l'année précédente. Depuis le début de l'année, un déficit d'environ 19,2 milliards de shekels a été enregistré, représentant moins de 1 % de déficit.

Cependant, le gouvernement a dépensé cette année environ 9,8 milliards de shekels supplémentaires provenant du fonds d'indemnisation, lesquels sont comptabilisés hors budget. En prenant ces fonds en compte, le déficit effectif s'avère plus élevé. Il convient toutefois de souligner que le plafond de déficit fixé par la loi pour 2026 s'élève à 4,9 %, et qu'il semble actuellement que l'année puisse s'achever avec un déficit inférieur, ce qui dépendra largement d'une éventuelle réouverture du budget de l'État pour répondre aux besoins de l'appareil de défense.

Dépenses et recettes publiques

Le déficit public représente l'écart entre les dépenses et les recettes de l'État. Les dépenses gouvernementales en août se sont élevées à environ 55,7 milliards de shekels, et depuis le début de l'année, elles atteignent près de 429,3 milliards de shekels, soit environ 61 % du budget de l'État initial d'environ 698 milliards de shekels. Cette situation intervient alors que près de 66 % de l'année se sont écoulés, les dépenses de fin d'année étant traditionnellement plus élevées.

Le taux de croissance des dépenses publiques par rapport à l'année dernière s'établit à seulement 3,6 %, contre une hausse prévue de 7,4 % au cours de l'exercice budgétaire 2026. Cet écart témoigne d'une faible capacité d'exécution du gouvernement, bien que les fonds devraient être décaissés au cours des derniers mois de l'année.

Du côté des recettes, la tendance positive se poursuit. En août, les recettes de l'État ont atteint 47,9 milliards de shekels, contre 43,9 milliards en août 2025, soit une augmentation de 9 %. Sur l'ensemble de l'année, les recettes s'élèvent à 410,1 milliards de shekels, affichant une progression d'environ 13,9 % par rapport à la même période de l'exercice précédent. En outre, ces 410 milliards représentent environ 69 % des prévisions de recettes annuelles, déjà révisées à la hausse, alors que seulement 66 % de l'année se sont écoulés.

Dynamique des recettes fiscales

En se concentrant sur les recettes fiscales — hors taxes et autres revenus — et en déduisant les modifications législatives ainsi que les recettes exceptionnelles, les recettes fiscales de ce mois ne progressent que de 4,6 % par rapport à août 2025. La hausse la plus marquée concerne les impôts indirects (10,3 %), tandis que la croissance des impôts directs demeure négligeable (0,4 %). Ce chiffre inverse la tendance générale de l'année, où les recettes de l'État dépassent de 9,3 % celles de l'an dernier, la croissance étant principalement portée par les impôts directs.

Ce mois-ci encore, l'administration fiscale fait état d'un versement exceptionnel d'impôt sur le revenu de 900 millions de shekels. L'augmentation des recettes fiscales indirectes est attribuée par l'autorité à la hausse des importations de véhicules et de la consommation en août 2026 par rapport à août 2025.

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