Affaire Slice : l'administrateur judiciaire demande l'identification des commanditaires
L'administrateur de Slice, Efi Sandrov, a saisi la justice pour identifier les commanditaires d'une campagne publicitaire anonyme le ciblant, orchestrée selon lui par des intérêts liés à l'affaire Finbert.

L'administrateur judiciaire de la société Slice, au cœur d'un scandale marqué par la disparition d'environ 890 millions de NIS de fonds de pension et d'épargne, a déposé mercredi une requête auprès du tribunal de district de Tel-Aviv. L'expert-comptable Efi Sandrov demande l'accès à des informations cruciales concernant une campagne publicitaire menée à son encontre et contre le commissaire au marché des capitaux, Amit Gal.
Sandrov soutient qu'une activité coordonnée et agressive est menée par des entités liées à l'agence d'assurances Finbert afin de le soumettre à des pressions. Cette campagne viserait à promouvoir un accord qui, selon lui, sert les intérêts de l'agence au détriment des épargnants. Des craintes sérieuses pèsent également sur l'utilisation potentielle des fonds des épargnants pour financer ces opérations.
Représenté par les avocats Barak Tal et Sagi Schiff du cabinet Arnon, Sandrov cherche à obtenir une injonction de dévoiler les commanditaires et les sources de financement de cette campagne affichée sur des panneaux géants et des autobus, qui se fait passer pour un mouvement d'épargnants mécontents.
Conflit autour des négociations
Finbert est l'un des acteurs clés de l'affaire Slice, qui a touché 7 500 épargnants dont les fonds de placement individuels ont été redirigés vers des structures étrangères avant que l'autorité de régulation ne révoque les licences de l'agence. Alors que des avocats, dont Eitan Erez et Mor Ben Shushan, tentaient de négocier un accord de règlement, l'administrateur affirme que ces pourparlers n'étaient qu'une tactique de temporisation.
Face au refus de Sandrov d'avaliser un compromis jugé préjudiciable aux épargnants, une campagne de diffamation anonyme aurait été lancée en février 2026. Les panneaux, initialement sans mention de provenance, portaient des slogans hostiles mettant en cause la gestion de l'administrateur et du régulateur.
Réactions des parties mises en cause
Les représentants des épargnants et de Finbert ont vigoureusement rejeté ces accusations, qualifiant la requête de manœuvre de diversion. Selon eux, l'administrateur tente de détourner l'attention de ses propres échecs dans la récupération des fonds et de l'explosion des frais de gestion financés par les épargnants eux-mêmes.

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