Prolifération de rongeurs et crises environnementales dans le Néguev occidental

Une invasion de rongeurs et une crise des animaux errants menacent le Néguev occidental après trois ans de conflit. Les autorités locales réclament une stratégie gouvernementale globale.

Source :Israel Hayom
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SOCIETY // CIVIC NODE

Trois ans de conflit, la destruction des infrastructures et la crise sanitaire à Gaza ont provoqué une prolifération de rongeurs qui menace désormais l'agriculture, les zones résidentielles et les établissements scolaires dans le Néguev occidental. Les autorités locales exigent une intervention gouvernementale urgente, soulignant que les mesures de lutte antiparasitaire se limitant aux terres agricoles sont insuffisantes.

Propagation des nuisibles et animaux errants

Selon des courriers adressés par Bella Alexandrov, directrice générale du pôle régional du Néguev occidental, aux ministères de la Santé et de l'Éducation, des souris et des rats envahissent les champs, les quartiers résidentiels et les écoles. Bien que le ministère de l'Agriculture ait alloué des fonds pour la gestion des ravageurs dans les vergers — notamment via l'installation de nichoirs pour effraies des clochers — ces actions ne couvrent pas les zones habitées au sein des localités. Les demandes de budgets pour des opérations d'extermination en zone urbaine restent pour l'instant sans réponse.

En plus des rongeurs, la région fait face à l'afflux de meutes de chiens errants en provenance de la bande de Gaza. Ces animaux présentent des risques sanitaires majeurs, menaçant la faune locale, transmettant des maladies et mettant en danger les habitants. Cette situation est aggravée par les restrictions d'accès dans certaines zones militaires frontalières.

« Les rongeurs ne s'arrêtent pas aux frontières de la région de Tkuma, a écrit Mme Alexandrov au ministère de la Santé. La réponse doit englober l'ensemble du territoire, en combinant le traitement de la source du problème avec la protection de la santé des habitants au sein des localités. »

Conséquences environnementales et infrastructures

Au-delà des nuisibles, les retombées écologiques de la guerre pèsent lourdement sur les infrastructures. Des proliférations d'algues inhabituelles, liées aux rejets d'eaux usées non traitées en provenance de Gaza, ont récemment contraint à la fermeture temporaire de cinq des six principales usines de dessalement d'Israël, mettant en péril la sécurité hydrique du pays.

Alors que l'Autorité nationale d'urgence (Raḥal) s'apprête à se réunir pour débattre de ces crises croisées, les conseils locaux insistent sur le fait que des solutions fragmentées ne suffiront plus. Sans une stratégie régionale globale et un financement adéquat, les risques sanitaires et environnementaux continueront de peser sur les communautés israéliennes.

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