Attaque houthie contre l'aéroport de Riyad : le dilemme du Pakistan

Une attaque houthie contre l'aéroport de Riyad paralyse le trafic et place le Pakistan face à ses obligations militaires envers l'Arabie saoudite.

N12Auteur : Ghanem Ibrahim
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Attaque houthie contre l'aéroport de Riyad : le dilemme du Pakistan
Photo : N12 / עשן כבד עולה משדה התעופה בריאד

Un incendie massif s'est déclaré à l'aéroport international الملك خالد de Riyad, en Arabie saoudite, à la suite d'une attaque de drones menée par les rebelles houthis duodécimains depuis le Yémen. D'épais nuages de fumée noire ont recouvert la capitale saoudienne, entraînant la suspension temporaire de tous les vols et départs. Les services de secours se sont mobilisés sur place pour maîtriser les flammes et évaluer les dégâts matériels.

Le Pacte de La Mecque et le Piège Pakistanais

L'escalade du conflit militaire entre Riyad et les rebelles houthis expose directement le Pakistan à une implication dans les hostilités au Moyen-Orient. Au cœur de cette situation se trouve le Pacte de La Mecque, une alliance de défense mutuelle signée entre le Pakistan et l'Arabie saoudite, à laquelle la Turquie s'est également conjointe en août dernier. Ce traité stipule qu'une agression armée contre l'un des États membres est considérée comme une attaque contre tous.

Cet accord a été négocié par le chef de l'armée pakistanaise, le général Asim Munir, face au prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane. En échange de garanties de sécurité et d'entraînement militaire, le Pakistan, englué dans une grave crise économique, a bénéficié d'une bouffée d'oxygène financière de l'ordre de 8 milliards de dollars en investissements et prêts.

Inquiétudes en Coulisses à Islamabad

Bien que les responsables gouvernementaux et militaires à Islamabad affirment publiquement que leur engagement envers la sécurité de l'Arabie saoudite est inconditionnel, de profondes inquiétudes règnent en privé. Le pays abrite la deuxième plus grande population chiite au monde après l'Iran, et une action militaire contre les Houthis pourrait enflammer de graves tensions sectaires intérieures.

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