Acquittement à Rishon LeZion : la fouille illégale annule les preuves
Un tribunal de Rishon LeZion a acquouitté un homme accusé de port d'armes à Cinema City après avoir jugé la fouille illégale et pointé de graves défaillances policières.

Un homme accusé d'avoir transporté deux couteaux et un poing américain au complexe Cinema City de Rishon LeZion a été acquitté en raison d'une série de graves lacunes dans l'enquête et d'une fouille jugée illégale.
Fouille illégale et rejet des preuves
L'affaire a débuté lorsqu'un agent de sécurité a prétendument découvert les armes lors d'un contrôle à l'entrée ouest du complexe de loisirs. Cependant, lors du procès devant le tribunal de première instance de Rishon LeZion, la juge Tal Ostfeld-Navon a statué que l'accusation n'avait pas prouvé qui avait effectué la fouille, si cette personne détenait une accréditation valide ou si elle portait un badge d'identification.
Le tribunal a déterminé que la fouille constituait une violation grave du droit de l'accusé à un procès équitable, l'identité de l'agent et les circonstances exactes de la saisie étant restées non documentées.
De plus, le tribunal a exclu les preuves matérielles — les couteaux et le poing américain —, soulignant que les accepter porterait une atteinte disproportionnée aux droits constitutionnels de l'accusé.
Aveux et défaillances de l'enquête
Le tribunal a également rejeté les aveux faits par l'accusé sur les lieux et lors de l'interrogatoire de police. La juge a établi un lien de causalité direct entre la fouille illégale et les déclarations subséquentes, concluant que la police n'aurait jamais été appelée si la fouille initiale n'avait pas eu lieu.
Le jugement a vivement critiqué la police pour une série de défaillances procédurales. Les forces de l'ordre ont omis de saisir les images des caméras de surveillance du complexe, n'ont pas documenté la chaîne de conservation des objets saisis et ont négligé d'enregistrer le nom de l'agent qui leur avait remis les armes.
En raison de l'irrecevabilité des principales preuves matérielles et des déclarations de l'accusé, le tribunal a estimé qu'il ne restait aucune base probante suffisante pour prouver la culpabilité, prononçant ainsi un acquittement au bénéfice du doute.





