Soutien psychologique : les associations alertent sur la détresse des réservistes

Des associations israéliennes alertent sur la pénurie de fonds et l'explosion de la demande d'aide psychologique pour les réservistes après trois ans de guerre.

Source :Ynet
Soutien psychologique : les associations alertent sur la détresse des réservistes
Photo : Ynet / צילום: דובר צה"ל

Des milliers de réservistes de Tsahal et de soldats de combat de retour de trois années de service actif font face à de graves défis psychologiques, même sans diagnostic officiel de trouble de stress post-traumatique. Des représentants d'organisations non gouvernementales spécialisées ont mis en garde lors d'un panel spécialisé sur la demande sans précédent de séjours de traitement psychologique des combats, les listes d'attente interminables et un manque critique de financement étatique.

Des structures de soutien débordées

Le lieutenant-colonel (rés.) Lavi Zamir, PDG de l'association « Bishvil HaMachar », Dafna Harari, directrice de l'unité Mitraim, et Raziel Barbi, fondateur du forum « Milhama Al Nefesh », ont participé aux discussions. Selon les intervenants, les associations forment une véritable coalition pour faire face à la hausse constante des demandes d'aide de la part des anciens combattants.

Zamir a rappelé que plus de 350 000 réservistes ont été mobilisés depuis le début de la guerre. Si les statistiques indiquaient qu'entre 13 % et 19 % des militaires développaient des troubles post-traumatiques, la réalité est plus alarmante. « Le nombre est plus élevé : 35 % à 40 % éprouveront des symptômes post-traumatiques », a déclaré Zamir. « Il s'agit d'une majorité silencieuse qui a besoin d'outils pour reprendre une vie normale de citoyens, de parents et de conjoints. »

La nécessité d'une prise de responsabilité étatique

Raziel Barbi, commandant de compagnie réserviste dans l'unité de reconnaissance Givati, a évoqué la complexité pour un combattant de passer des zones de combat à la vie de famille. Dafna Harari a insisté sur le fait que le retour au foyer ne signifie pas la fin des obligations de l'État envers ses soldats.

« Les gens sont prêts à repartir pour un nouveau tour de service avec leurs enfants et leurs carrières. Nous leur devons cela. Il ne faut pas oublier qu'il s'agit d'une guerre qui dure depuis plus de trois ans et que les blessés dans leur âme et leur corps se comptent par milliers », a souligné Harari.

Les intervenants ont conclu qu'il est impératif d'intervenir en amont pour éviter que les soldats n'atteignent un point de rupture, réclamant un engagement financier clair et pérenne de la part des autorités.

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