Que se passe-t-il avec les salaires dans le centre du pays ?

Des revenus élevés dans les villes centrales aux écarts de genre significatifs : une analyse détaillée du marché du travail israélien selon l'âge, la profession et la géographie.

YnetAuteur : Gad Lior
Source
Que se passe-t-il avec les salaires dans le centre du pays ?
Photo : Ynet / צילום: fengdr2020, shutterstock

Le sujet des salaires fait récemment la une de l'actualité. Une analyse des données des villes du centre du pays montre que les niveaux de rémunération y dépassent ceux de la périphérie de 20 à 30 % ou plus pour un nombre important de professions. C'est une bonne nouvelle pour les habitants de Rishon LeZion, Rehovot ou Azor. Cependant, il y a un revers à la médaille : plus le salaire moyen est élevé, plus l'écart de revenu entre les hommes et les femmes devient prononcé.

Derrière le chiffre sec du salaire moyen en Israël, qui s'établit à environ 14 700 NIS brut en juillet 2026, se cache une réalité économique complexe. Le marché du travail est caractérisé par une profonde inégalité influencée par quatre facteurs : la profession, le sexe, l'âge et la géographie. Le secteur de la haute technologie reste le principal moteur de croissance, avec des salaires deux à trois fois supérieurs à la moyenne nationale, malgré la crise actuelle et l'impact de l'intelligence artificielle.

Niveaux de salaire par profession

Les données officielles révèlent les salaires mensuels bruts moyens suivants :

  1. Cadres dans la haute technologie : 40 000 – 45 000 NIS.

  2. Ingénieurs logiciels : 28 000 – 38 000 NIS.

  3. Chefs de projet en ingénierie et construction : 22 000 – 35 000 NIS.

  4. Économistes et personnel financier : 18 000 – 22 000 NIS.

  5. Personnel infirmier et paramédical : 14 000 – 18 000 NIS.

  6. Enseignants : 11 000 – 13 500 NIS.

  7. Travailleurs sociaux : 10 000 – 12 000 NIS.

  8. Représentants du service client : 9 000 – 11 000 NIS.

Dans le centre du pays, les salaires dans ces secteurs tendent vers le seuil supérieur, tandis qu'en périphérie, le manque de concurrence contraint les travailleurs à accepter des rémunérations plus faibles, approchant souvent le bas de la fourchette moyenne.


L'écart entre les sexes

L'un des facteurs les plus préoccupants est l'écart salarial entre les hommes et les femmes. Avec un salaire masculin moyen d'environ 17 300 NIS brut, les femmes gagnent en moyenne 11 200 NIS. Les principales raisons incluent :

  • Heures de travail : Les femmes sont plus susceptibles de travailler à temps partiel en raison de leurs responsabilités familiales.

  • Ségrégation professionnelle : Les femmes sont plus concentrées dans des domaines moins rémunérés comme l'éducation et les soins.

  • Le paradoxe de l'éducation : Parmi les diplômés universitaires, l'écart salarial entre les sexes atteint jusqu'à 36 % en faveur des hommes.

Âge et géographie

La dynamique des salaires selon l'âge suit une courbe en cloche : de 8 500 NIS pour le groupe des 20-29 ans jusqu'à un pic entre 45 et 55 ans. Après 55 ans, un déclin modéré s'opère en raison du passage au travail à temps partiel ou des difficultés d'adaptation aux nouvelles technologies.

La géographie reste un facteur décisif : selon la Banque d'Israël, chaque tranche de 100 kilomètres d'éloignement du Gush Dan réduit le revenu des ménages d'environ 15 %. Le centre accueille les sièges sociaux d'entreprises internationales et les institutions financières, tandis que la périphérie est dominée par le secteur public, qui offre naturellement des salaires plus bas. Des exceptions n'existent que dans les cas de pénurie sévère de professionnels spécialisés, où les salaires en périphérie peuvent être compétitifs.

Dans la même rubrique