Pourquoi il est important de cesser de refouler votre passé

La rabbanit Tzila Elchanati et la rabbanit Pri Cohen expliquent pourquoi le refoulement ne fait pas disparaître la douleur, comment donner une place au passé sans s'y noyer, et pourquoi confronter ce qui a été devient un moteur de croissance et de foi. Regardez l'épisode de l'émission « Meshivat Nefesh ».

WallaAuteur : La rédaction
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Pourquoi il est important de cesser de refouler votre passé
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Beaucoup de gens portent leur passé comme un sac lourd : erreurs accumulées, honte, déceptions et événements qui n'ont pas trouvé leur place en temps réel. Il semble souvent que si nous ne touchons pas à ces souvenirs, ils disparaîtront d'eux-mêmes. Cependant, dans l'émission « Meshivat Nefesh », la rabbanit Tzila Elchanati et la rabbanit Pri Cohen soulignent que le refoulement n'est pas un effacement. Au contraire, ce qui ne reçoit pas de place continue de nous diriger des années plus tard.

Selon la rabbanit Pri Cohen, il existe deux manières incorrectes d'aborder le passé : s'y noyer dans l'amertume ou fuir complètement. La voie la plus saine est le « juste milieu » : se souvenir, comprendre, traiter, tirer des leçons et avancer.

Ne pas rester dans le passé, mais ne pas non plus le fuir

La rabbanit Cohen cite le Livre du Deutéronome en exemple : avant d'entrer en Terre d'Israël, Moïse notre maître ramène le peuple vers des événements du passé. Cela nous enseigne qu'il est impossible d'avancer réellement sans reconnaître ce qui a été.

La mémoire n'est pas censée se transformer en nostalgie ou en douleur sans fin. Le but est de l'utiliser comme un outil de croissance. La question n'est pas « que m'est-il arrivé ? » mais « que fais-je aujourd'hui avec cette expérience ? ». Si une personne parvient à comprendre comment le passé modifie ses choix dans le présent, il acquiert une nouvelle signification.

Pourquoi le refoulement semble-t-il sûr ?

Nous refoulons nos sentiments par peur que toucher à la plaie ne nous détruise. La rabbanit Cohen compare cela à une bouteille de soda fermée : quand elle est scellée, la pression reste à l'intérieur. Si vous ouvrez légèrement le bouchon, les bulles monteront et disparaîtront.

La peur des sentiments est paralysante, mais reconnaître l'émotion réduit la pression interne. Le refoulement est un mécanisme de défense né d'une douleur insupportable. Il ne faut pas le mépriser, mais il ne faut pas non plus en faire un mode de vie. Pour avancer, il faut être prêt à rencontrer ce qui était caché.

La douleur comme partie du voyage

L'une des idées centrales de l'épisode est que la douleur n'est pas toujours un ennemi. La rabbanit Cohen utilise la parabole des « ossements desséchés » : pour qu'ils retrouvent la vie, il faut d'abord accepter de les regarder. La première étape peut être désagréable, mais si l'on ne s'enfuit pas, le « bruit » et la peur seront remplacés par une nouvelle compréhension.

Cette approche s'applique également aux périodes de deuil dans le judaïsme. Nous ne sommes pas tenus de prétendre être heureux quand il y a de la nostalgie à l'intérieur. Donner une place à la douleur signifie lui permettre de donner naissance à un mouvement vers l'avant.

« Je n'arrive pas à me pardonner »

L'émission aborde la question d'une jeune fille de 17 ans qui ne peut se pardonner une erreur commise il y a des années. La rabbanit Cohen explique : c'est la honte qui maintient une personne dans le passé. Pour briser ce cycle, il faut « regarder droit » ce qui s'est passé, non pas en justifiant l'erreur, mais en n'effaçant pas la responsabilité. La vision juive du monde est basée sur le fait que les humains font des erreurs, tombent et sont capables de se réparer par la techouva.

La peur de l'imperfection

À l'ère des réseaux sociaux, où tout le monde s'efforce de paraître impeccable, reconnaître sa propre faiblesse demande du courage. Mais le désir de cacher chaque défaut a un prix trop élevé. La rabbanit Cohen nous rappelle : « Il n'y a rien de plus entier qu'un cœur brisé ». Reconnaître nos imperfections n'est pas une faiblesse, mais une partie nécessaire du travail sur soi.

Le passé ne détermine pas l'avenir

Un signe que le passé vous dirige encore est une réaction disproportionnée aux événements actuels. Si vous ressentez de la colère ou de l'anxiété, demandez-vous : qu'est-ce qui m'a vraiment submergé maintenant ? Lorsque l'on réussit à nommer ce sentiment et à le traiter, il cesse de dicter nos réactions.

Le passé fait partie de notre histoire, mais il n'est pas obligé d'écrire le chapitre suivant. Lorsque nous cessons d'avoir peur, apprenons de nos erreurs et insérons de la foi dans la douleur, le lourd fardeau devient une partie du chemin à parcourir.

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