Lancement d'une vaste campagne nationale contre le harcèlement des jeunes
Une campagne nationale placée sous l'égide du président Isaac Herzog a été lancée pour lutter contre le harcèlement et l'exclusion sociale qui touchent un enfant sur trois à travers le pays.

Une campagne nationale d'envergure visant à lutter contre le harcèlement et l'exclusion sociale chez les enfants et les jeunes a été lancée sous les auspices de la Résidence présidentielle. Cette initiative intervient en réponse à des données alarmantes révélant qu'un enfant sur trois dans le pays souffre d'ostracisme ou de brimades. Le nouveau Forum national pour la lutte contre le boycott et le harcèlement a officiellement déployé sa campagne médiatique sous le slogan « Le boycott et le harcèlement sont une ligne rouge ». Pour la première fois, cet effort associe le ministère de l'Éducation, le ministère du Bien-être et des Affaires sociales, ainsi que le ministère de la Sécurité nationale, aux côtés de la Fédération des autorités locales, des mouvements de jeunesse, d'organisations de la société civile et d'entreprises technologiques et médiatiques du secteur privé.
Mobiliser la « majorité silencieuse »
Selon les organisateurs, l'objectif central du programme est d'attirer l'attention sur la « majorité silencieuse » — les élèves qui assistent aux brimades subies par leurs camarades — et de les encourager à apporter leur soutien, à partager et à signaler les faits afin que les victimes ne soient pas laissées seules face à leur détresse. La décision de créer ce forum et de lancer la campagne fait suite à des statistiques indiquant qu'un tiers des enfants et adolescents signalent avoir subi des exclusions ou des rejets sociaux. Parallèlement, une proportion similaire a été exposée à des violences, tandis qu'une hausse sensible du nombre d'incidents a été enregistrée par le Bureau national de protection des enfants en ligne.
Le président Ицхак Герцог a qualifié la situation d'urgente au vu de ces statistiques préoccupantes.
J'appelle chaque citoyen à prendre part à cette démarche nationale contre le harcèlement et l'exclusion chez les jeunes. Lorsque nous constatons un acte de violence, les prémices d'un boycott ou un enfant laissé seul, nous ne devons pas détourner le regard. Intervenez pour le bien de tous. C'est notre responsabilité collective.
Eyal Shviki, directeur général de la Résidence présidentielle et président du forum, a souligné qu'il s'agit d'un appel civique impératif, expliquant que l'ampleur des préjudices subis par les mineurs exige une action globale pour transformer durablement les mentalités et les normes sociales.
Des outils pratiques et la plateforme « Ze Aleinu »
Dans le cadre de cette initiative, le forum a inauguré le site web « Ze Aleinu » (C'est sur nous), qui rassemble en un même lieu les services proposés par les différents acteurs professionnels, tant gouvernementaux que civils. Cette plateforme servira de point de contact accessible pour fournir des informations et des outils pratiques, aidant ainsi les élèves, les parents et les professionnels de l'éducation à identifier les démarches à entreprendre et les interlocuteurs adaptés à chaque situation.
Les organisateurs insistent sur le fait que cette campagne ne constitue que le point de départ d'un partenariat à long terme. Celui-ci englobera le déploiement de solutions concrètes sur le terrain, des formations au sein des établissements scolaires et l'intégration de dispositifs technologiques destinés à prévenir de futurs actes de violence, afin d'inculquer aux jeunes générations que l'indifférence ne saurait être une option par défaut.


