Percée historique : l'Irak et la Turquie signent un accord énergétique majeur
Le président turc Recep Tayyip Erdogan et le Premier ministre irakien Ali al-Zaidi ont signé à Ankara un accord énergétique global qui modifiera la carte du commerce régional. Ce partenariat prévoit l'acheminement d'un million de barils de pétrole par jour et le développement d'une artère de transport reliant le golfe Persique à l'Europe.

Dans le cadre des accords signés à Ankara, l'Irak pourrait fournir à la Turquie jusqu'à un million de barils de pétrole par jour. Les dirigeants ont annoncé le renforcement des relations économiques et sécuritaires, ainsi que la promotion d'une artère de transport géante qui reliera le golfe Persique à l'Europe.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan et le Premier ministre irakien Ali al-Zaidi ont annoncé au palais présidentiel d'Ankara la signature d'un accord énergétique global qui devrait modifier la carte du commerce régional. Au cœur de l'accord se trouve la proposition de Bagdad d'acheminer jusqu'à un million de barils de pétrole par jour vers la Turquie, une mesure qui réduira considérablement la dépendance d'Ankara vis-à-vis des importations provenant d'autres sources.
Cette démarche fait suite à la fin de l'accord historique sur l'oléoduc Kirkouk-Ceyhan, et à sa place, les pays élaborent un plan beaucoup plus vaste. Dans le cadre de ces accords, la compagnie pétrolière nationale turque rejoindra les opérations sur le champ pétrolier de Kirkouk, aux côtés du géant britannique de l'énergie BP.
« C'est une étape historique dans la coopération énergétique entre les pays. Nous aspirons à voir la région connue pour son développement et sa stabilité, et non pour les guerres et le terrorisme », a déclaré le président turc Recep Tayyip Erdogan.
Au-delà de la question du pétrole, le nouveau partenariat met l'accent sur l'initiative d'infrastructure « Route du développement », une artère de transport à grande échelle destinée à relier le golfe Persique aux marchés internationaux à travers les territoires de l'Irak et de la Turquie. Le Premier ministre irakien Ali al-Zaidi a déclaré :
« La géographie nous a naturellement donné deux fleuves, et maintenant nous voulons un troisième fleuve, un fleuve d'économie ».
Parallèlement aux mesures économiques, les dirigeants ont discuté du renforcement de la coordination sécuritaire dans les zones frontalières, de la lutte contre le terrorisme, ainsi que de la coopération dans les domaines de l'eau et de l'éducation. Selon les médias turcs, la réunion à Ankara visait à créer une intégration économique et sécuritaire étroite qui offrira aux deux pays un soutien stable et des outils pour faire face aux défis géopolitiques au Moyen-Orient.



