Le gouvernement propose de suspendre les cotisations de retraite avant 40 ans
Le Conseil national de l'économie propose de suspendre les cotisations salariales de retraite jusqu'à 40 ans pour augmenter le revenu net des jeunes, relançant le débat sur l'épargne à long terme.

Le Conseil national de l'économie du bureau du Premier ministre a présenté une proposition susceptible de modifier considérablement les bulletins de salaire de millions de personnes : la suppression de l'obligation de cotisation salariale aux fonds de pension jusqu'à l'âge de 40 ans, tout en maintenant l'intégralité des cotisations patronales. À ce stade, il s'agit d'une proposition de réforme et non d'une décision entrée en vigueur. Si elle est adoptée, les jeunes travailleurs pourraient voir des centaines de sicles supplémentaires chaque mois sur leur salaire net.
La proposition arrive à un moment particulièrement sensible, à l'approche des élections, et soulève naturellement des questions quant au moment choisi pour présenter une réforme dont l'impact immédiat est l'augmentation du revenu disponible de nombreux salariés.
Des centaines de sicles de plus chaque mois
Actuellement, dans le cadre de la retraite obligatoire, le salarié verse une partie de son salaire à l'épargne-retraite, aux côtés des cotisations de l'employeur. Selon la nouvelle proposition, jusqu'à l'âge de 40 ans, la déduction de la part du salarié cesserait par défaut, mais l'employeur continuerait de verser sa part en totalité.
Par exemple, un employé dont le salaire assuré s'élève à 10 000 sicles et qui verse 6 % pour sa retraite consacre actuellement 600 sicles par mois de son propre argent. La suppression de la cotisation n'entraînera pas nécessairement une augmentation nette identique en raison des avantages fiscaux existants, mais elle devrait accroître significativement le montant restant entre ses mains chaque mois.
L'argument : l'argent est plus utile à 30 ans qu'à 70 ans
Derrière cette proposition se trouve une étude menée par le prof. Avi Simhon et Avraham Zupnick du Conseil national de l'économie. Les deux hommes ont examiné l'évolution du revenu d'une personne tout au long de sa vie, de ses débuts sur le marché du travail jusqu'à la perception de sa pension après la retraite.
Le système actuel offre une sécurité financière relativement élevée pour la vieillesse, mais au prix d'une réduction du revenu disponible précisément pendant les années où les jeunes ménages en ont le plus besoin.
L'étude, basée sur les données du Bureau central des statistiques et sur des simulations d'épargne-retraite, met en évidence un décalage entre la période où l'État impose au salarié d'épargner et celle où il a particulièrement besoin de liquidités.





