Paralysie du détroit d'Ormuz : le trafic des pétroliers est quasi à l'arrêt

Suite à l'attaque contre des pétroliers des Émirats arabes unis et à l'impasse dans les pourparlers entre Washington et Téhéran, une chute brutale du trafic de navires de marchandises a été enregistrée dans le détroit stratégique. Les données de suivi indiquent une baisse marquée du nombre de navires empruntant cette route commerciale critique, par laquelle transite environ un cinquième du trafic mondial de pétrole et de gaz.

WallaAuteur : Walla Kesef
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Paralysie du détroit d'Ormuz : le trafic des pétroliers est quasi à l'arrêt
Photo : צילום: Walla.co.il

Le trafic maritime dans le détroit stratégique d'Ormuz a enregistré un ralentissement brutal ce week-end, allant jusqu'à une paralysie quasi totale, selon les données de suivi des navires de la société Kpler rapportées par Reuters. Cette stagnation du trafic survient à la suite de l'attaque contre des pétroliers dans la région et parallèlement à une impasse dans les pourparlers entre les États-Unis et l'Iran visant à résoudre le conflit au Moyen-Orient.

Selon les données, samedi, seuls cinq navires de marchandises ont traversé le détroit, et dimanche, aucun navire n'a été enregistré — une baisse drastique par rapport aux 31 navires qui étaient passés par là le week-end précédent. Parmi les navires entrés dans le détroit samedi, figurait un très grand pétrolier (VLCC), vide, dont le système d'identification automatique (AIS) était éteint, ainsi qu'un grand méthanier battant pavillon indien qui suivait la route iranienne. Parallèlement, un petit pétrolier chargé de carburant iranien a quitté le détroit.

Le ralentissement brutal du trafic a commencé après que les Émirats arabes unis ont signalé la semaine dernière que trois navires exploités par la Compagnie pétrolière nationale d'Abou Dabi (ADNOC) avaient été attaqués pendant leur transit. Suite à ces événements, les États-Unis ont précisé qu'ils étaient capables de maintenir un blocus naval sur l'Iran pour une durée illimitée.

Bien que certains navires puissent traverser le détroit sans être détectés en éteignant leurs transpondeurs, les données actuelles sont bien loin du volume de trafic en temps normal : avant le déclenchement de la guerre des États-Unis et d'Israël contre l'Iran en février, plus de 130 navires traversaient quotidiennement le détroit d'Ormuz, alors qu'environ un cinquième de l'approvisionnement mondial en pétrole et en gaz naturel liquéfié (GNL) transitait par cette voie navigable.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a évoqué la situation dans une interview accordée aux médias locaux samedi, déclarant que Washington devait remplir les conditions de Téhéran concernant le détroit pour que la navigation régulière puisse reprendre.

L'escalade maritime ne se limite pas au détroit d'Ormuz. Dans le détroit de Bab-el-Mandeb, où les Houthis au Yémen ont déclaré un blocus naval contre l'Arabie saoudite le 20 juillet, 49 passages de navires de marchandises ont été enregistrés ce week-end — une baisse par rapport aux 55 passages de la semaine précédente, aucun mouvement d'expéditions de pétrole saoudien n'ayant été enregistré.

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