Les prix des courses en ligne en Israël dépassent de 9 % ceux en magasin

Une enquête révèle que les courses en ligne en Israël coûtent jusqu'à 9 % plus cher qu'en magasin. Des enseignes comme Rami Levy affichent de fortes hausses sur les produits de base.

Les prix des courses en ligne en Israël dépassent de 9 % ceux en magasin
Photo : יח"צ

Une enquête comparative approfondie entre les plateformes en ligne et les rayons des chaînes de supermarchés en Israël révèle des écarts de prix significatifs, les paniers virtuels étant facturés jusqu'à 9 % plus cher. Réalisée via la plateforme Pricez, l'étude souligne que la commodité des achats à domicile se traduit par un coût substantiel pour les consommateurs.

Le groupe Rami Levy affiche la plus grande disparité, avec des achats en ligne supérieurs de près de 9 % par rapport aux prix pratiqués en magasin. Carrefour suit avec un écart moyen de plus de 7 %, tandis que Victory et Shufersal enregistrent des différences respectives d'environ 6 % et 5 %. En revanche, des enseignes telles que Hazi Hinon et Tiv Taam affichent des écarts minimes, et Keshet Taamim s'impose comme la seule enseigne proposant des tarifs rigoureusement identiques en ligne et en magasin.

Des écarts marqués sur les produits du quotidien

Les comparaisons ciblées révèlent des divergences spectaculaires sur des articles standardisés et des produits d'entretien. Chez Rami Levy, un déodorant vendu en promotion à 4,90 NIS en magasin était affiché à 19,20 NIS sur Internet, tandis qu'un spray d'eau de Javel a bondi de 4,90 NIS à 16,00 NIS. Des marges similaires ont été constatées chez Shufersal, où le riz persan, l'huile de canola et le café turc voient leurs prix doubler, voire tripler en ligne.

Le rayon des fruits et légumes concentre les écarts les plus spectaculaires, alimentés par l'absence de report des promotions de type « jour de marché » sur les sites web. Les patates douces, vendues à moins de 3 NIS le kilo dans une succursale Shufersal à prix réduit, frôlaient les 10 NIS en ligne. Chez Victory, des tomates, des carottes et des choux vendus à seulement 1 NIS le kilo en magasin étaient facturés entre 3,90 NIS et près de 5 NIS sur la Toile.

Justifications logistiques et marges bénéficiaires

Les chaînes de distribution imputent ces écarts aux coûts opérationnels élevés liés à la préparation des commandes, au conditionnement et à la livraison à domicile. Néanmoins, les experts du secteur soulignent qu'au-delà de la logistique, les distributeurs profitent de la propension des clients à payer pour le confort.

Ces surcoûts numériques surviennent dans un contexte d'inflation prononcée des prix alimentaires en Israël, qui ont grimpé d'environ 20 % au cours des quatre dernières années, faisant peser un poids financier accru sur les ménages.

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