Nouvelle positive pour l'économie : le ratio dette/PIB révisé à la baisse
Suite aux données de croissance qui ont surpris l'économie de manière positive, le ministère des Finances prévoit de réviser le ratio dette/PIB à la baisse d'environ 0,5 %. Cependant, ce chiffre reste relativement élevé par rapport au passé.

Le ministère des Finances se prépare à mettre à jour le ratio dette/PIB d'Israël suite aux données de croissance publiées cette semaine. Ces données ont montré que l'économie a progressé au deuxième trimestre de l'année à un taux annuel de 15,4 %, dépassant les prévisions du marché des capitaux. Cependant, dans le cadre de cette publication, les estimations précédentes du Bureau central des statistiques concernant la croissance de l'économie l'année dernière ont également été mises à jour. Le ratio officiel dette/PIB du pays est de 68,4 % et il devrait être révisé à la baisse à 67,9 %, ce qui constitue une autre surprise positive.
Cependant, le ratio dette/PIB du pays avant la guerre s'élevait à environ 60 % et a bondi à la suite de celle-ci, alors que le Fonds monétaire international et la Banque d'Israël appellent à réduire immédiatement ce ratio, malgré le fait que de nombreux pays dans le monde fonctionnent avec une dette bien plus élevée que celle d'Israël, y compris des pays occidentaux avec un ratio supérieur à 100 %.
La raison en est les crises géopolitiques fréquentes auxquelles Israël est contraint de faire face, et il est donc essentiel de maintenir des « coussins fiscaux ». La nécessité de réduire la dette sera posée sur la table du prochain gouvernement, parallèlement au bond des paiements d'intérêts de l'État, à l'envolée des dépenses militaires et aux dépenses civiles qui sont considérées comme particulièrement faibles.
Recommandation du Fonds monétaire international
Le Fonds monétaire international a recommandé une série de mesures fiscales, notamment la suppression de la tranche d'imposition la plus basse, la réduction de divers avantages fiscaux, la suppression de l'exonération de TVA sur les légumes et les fruits, et l'extension de la taxation sur l'utilisation de la vaisselle jetable et des boissons sucrées, ainsi qu'une nouvelle augmentation de la TVA afin de réduire ce ratio.
En revanche, certains acteurs au sein du gouvernement estiment que les données de croissance, associées aux données sur les recettes fiscales de l'État qui surprennent positivement à chaque fois, peuvent « absorber » les autres besoins budgétaires, mais les économistes critiquent le fait de compter sur une croissance et une fiscalité futures dont l'arrivée est incertaine.
Effet Nvidia
Cependant, les données de croissance reposent sur les résultats de la société Nvidia, qui est située en Israël mais produit et exporte en dehors de celui-ci. Ainsi, si l'on déduit l'activité de l'entreprise, qui ne reflète pas pleinement l'activité locale réelle, la croissance officielle l'année dernière n'était que de 2,1 %, contre 3,5 %.





