Nouvelle commission Airbnb : qui paiera le prix du changement ?
La plateforme géante de location d'appartements modifie son modèle et transfère la charge financière directement aux propriétaires. Alors que les experts mettent en garde contre les risques du secteur, les loueurs répercutent déjà les coûts sur les clients.

Un changement majeur chez Airbnb suscite l'émoi parmi les propriétaires d'appartements aux États-Unis. Jusqu'à présent, les propriétaires payaient au site une commission de 3 %, les clients réglant le reste des frais à la fin de la réservation. Désormais, l'entreprise change de méthode et prélève une commission de 15,5 % directement auprès des propriétaires. L'objectif affiché est d'afficher le prix final aux clients dès le départ, mais le résultat est que de nombreux loueurs augmentent simplement leurs tarifs à la nuitée pour ne pas perdre d'argent.
Cette mesure a déclenché une vague de colère en ligne, et certains propriétaires envisagent même de quitter la plateforme ou de privilégier la location classique à long terme. Les experts du secteur expliquent que la location de vacances n'est en aucun cas de l'argent facile, mais une activité exigeant un travail acharné. Jason Baxter, dirigeant d'une entreprise dans ce domaine, met en garde ceux qui envisagent d'investir :
« Si vous cherchez de l'argent facile sans travailler, n'y touchez pas ».
Au-delà des commissions élevées, de nombreux facteurs doivent être pris en compte avant de se lancer. Les propriétaires doivent faire face à une concurrence accrue, assumer des coûts importants de nettoyage et d'entretien, tout en se méfiant des nouvelles réglementations municipales interdisant la location touristique. Sebastian Long, PDG d'une grande entreprise d'accueil, a résumé la difficulté en ces termes :
« L'accueil ne devrait pas être un passe-temps. C'est un engagement très sérieux que d'accueillir des gens chez soi ».
Les nouvelles règles d'Airbnb montrent que la location d'appartements aux touristes n'est plus une activité simple et accessible à tous. Quiconque souhaite réaliser des bénéfices réels doit surveiller de près chaque shekel dépensé. Il reste désormais à voir comment les propriétaires et les touristes s'adapteront à cette nouvelle réalité plus coûteuse.





