Périscolaire Nitzanim : les opérateurs attaquent en justice les exigences financières

Les gestionnaires des centres périscolaires « Nitzanim » contestent en justice les exigences de remboursement rétroactif du ministère de l'Éducation, redoutant un effondrement du secteur.

Israel HayomAuteur : Noam Dabul Dvir
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Périscolaire Nitzanim : les opérateurs attaquent en justice les exigences financières
Photo : Israel Hayom / היום הראשון בבית הספר היסודי כרמל-גבריאלי בתל אביב | צילום: יהושוע יוסף

Une nouvelle requête déposée par des dizaines d'operateurs de centres périscolaires du programme « Nitzanim » révèle un grave litige financier susceptible de provoquer la fermeture de nombreuses structures. Les opérateurs ont saisi la justice suite aux exigences des ministères de l'Éducation et des Finances concernant le remboursement rétroactif de millions de shekels. Selon eux, cette mesure entraînera une crise économique menaçant directement l'activité professionnelle de centaines de milliers de parents.

Le programme « Nitzanim » fonctionne sous le subventionnement et le contrôle du ministère de l'Éducation, qui limite le bénéfice opérationnel des exploitants à dix pour cent des revenus totaux. Au fil des ans, face aux difficultés majeures de recrutement, les opérateurs ont transféré des excédents budgétaires du poste alimentaire vers la revalorisation des salaires des animateurs.

Des sanctions rétroactives contestées

Cette pratique était autorisée par le cadre réglementaire initial, le ministère ayant réceptionné et approuvé les bilans financiers des exploitants de manière régulière et sans réserve. Le tournant est intervenu durant l'année scolaire 2020-2021, lorsque le terme « restauration » a été retiré de la liste des rubriques autorisées aux transferts budgétaires, ne conservant que les salaires et l'enrichissement pédagogique.

Les exploitants affirment que personne ne les a informés de ce changement de directives. On leur réclame aujourd'hui des restitutions rétroactives, alors même que ces sommes ont été intégralement réinvesties dans les rémunérations du personnel.

« La décision du ministère de l'Éducation menace d'effondrer le système périscolaire, qui permet à des centaines de milliers de parents de travailler et constitue un pilier de la routine économique », explique Yossi Zilberberg, co-directeur général du réseau « After School ».

Réaction des autorités et impact sur le secteur

Selon les professionnels, le ministère réclame a posteriori des montants représentant deux à trois fois les bénéfices cumulés des exploitants sur plusieurs années. Les gestionnaires insistent sur le fait qu'aucun shekel n'a été détourné à des fins personnelles.

De son côté, le ministère de l'Éducation a rejeté ces allégations en précisant que les contrats sont passés directement par l'intermédiaire des autorités locales, dans le respect des règles administratives en vigueur.

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