Un ex-responsable du Mossad appelle à structurer la lutte contre la guerre cognitive

Un ancien haut responsable du Mossad exhorte le Premier ministre Benjamin Netanyahou à reconnaître officiellement la guerre cognitive comme une menace sécuritaire majeure et à créer une agence dédiée.

Now14Auteur : Ben Gavish
Source
Un ex-responsable du Mossad appelle à structurer la lutte contre la guerre cognitive
Photo : Now14 / הקמפיין הבינלאומי על רצח משפחת ביבס, ארכיון | צילום: מערך ההסברה הלאומי

Un ancien haut responsable du « Mossad », Sagiv Asulin, a appelé le Premier ministre de Benjamin Netanyahou à désigner formellement le front de l'influence et de la conscience comme une menace de sécurité officielle. L'ancien haut fonctionnaire a ajouté qu'au-delà de cette définition, il est impératif de créer un organisme national dédié pour y faire face.

La menace non définie

Selon Asulin, la défaillance ne réside pas dans les personnes, mais dans l'architecture institutionnelle. Il a averti que sans désignation officielle par le cabinet, il n'y aura ni constitution de force, ni budget dédié, ni plans d'action, ni responsabilité mesurable. La responsabilité se disperse actuellement entre le ministère des Affaires étrangères, le porte-parole de de Tsahal, le Conseil de sécurité nationale (CSN) et des groupes de volontaires.

Je crois le Premier ministre lorsqu'il promet de s'occuper du huitième front et de remporter la victoire, tout comme il l'a fait sur les sept fronts cinétiques physiques.

Cadre d'action proposé

Asulin a présenté un plan d'action dans le cadre de son initiative « Le huitième front », reposant sur la logique suivante :

  • Définition de la menace : Reconnaissance officielle par le cabinet du front cognitif comme menace sécuritaire.

  • Organe gestionnaire : Création d'une structure globale d'influence subordonnée au Cabinet du Premier ministre.

  • Logique de renseignement : Cartographie des sources de financement des campagnes hostiles.

L'incitation mondiale et les campagnes de délégitimation ne sont que les symptômes visibles d'une guerre que l'État hébreu mène encore trop timidement sur le plan institutionnel.

Dans la même rubrique