L'Iran pose ses conditions et rejette les pressions américaines au Moyen-Orient

L'Iran pose ses conditions pour mettre fin au conflit tandis que l'avancée des Houthis en mer Rouge et la hausse des prix du pétrole pèsent lourdement sur l'administration américaine.

YnetAuteur : Lior Ben Ari
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L'Iran pose ses conditions et rejette les pressions américaines au Moyen-Orient
Photo : Ynet / צילום: Brendan SMIALOWSKI/AFP, AP, Jonathan Ernst/REUTERS

L'Iran a rejeté les ouvertures diplomatiques des États-Unis et a formulé des conditions strictes pour mettre fin au conflit en cours, alors que les tensions s'intensifient au Moyen-Orient. Mohsen Rezaei, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale d'Iran, a déclaré lors d'un entretien accordé à la chaîne Al Jazeera que Téhéran se préparait à une guerre décisive. Rezaei a rejeté les menaces du président américain Donald Trump et a imputé la responsabilité du déclenchement des hostilités au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Rezaei a détaillé les exigences iraniennes, comprenant la cessation des opérations militaires sur tous les fronts, la libération des avoirs gelés et la levée du blocus naval américain sur les exportations pétrolières iraniennes. Tout en s'appuyant sur les récents développements stratégiques au Yémen, où les rebelles houthis ont pris le contrôle du détroit de Bab el-Mandeb, Rezaei a laissé entendre que les actions de Washington et de Tel-Aviv pourraient amener Téhéran à réévaluer sa doctrine nucléaire et à envisager un retrait du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires.

Parallèlement, l'escalade houthie au Yémen perturbe gravement les flux énergétiques régionaux. Le porte-parole militaire des Houthis, Yahya Sarea, a revendiqué des attaques de drones et de missiles contre Riyad et une installation pétrolière d'Aramco à Yanbu. Ces frappes ont entraîné une flambée des prix du pétrole et du carburant à l'échelle mondiale, exerçant une pression politique accrue sur l'administration américaine à l'approche des élections de mi-mandat.

Alors que les répercussions économiques pèsent sur la cote de popularité des républicains aux États-Unis, le président Trump fait face à un défi stratégique complexe, cherchant à contenir l'influence iranienne tout en gérant les réquisitions de ses partenaires du Golfe, notamment l'Arabie saoudite.

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