Le chef du MI5 avertit que la Grande-Bretagne fait face à des menaces majeures
Le chef du MI5, Sir Ken McCallum, avertit que le Royaume-Uni fait face en 2026 à des menaces sécuritaires accrues, combinant agressions étatiques et terrorisme.
Le chef du MI5 britannique, Sir Ken McCallum, a averti que le Royaume-Uni fait actuellement face à un danger plus grand que celui qui pesait sur lui en 2001. Selon lui, le pays doit composer simultanément avec des menaces significatives émanant d'États hostiles et les périls du terrorisme islamiste.
Un paysage de menaces en mutation
Dans une tribune publiée dans The Independent à l'occasion des 25 ans des attentats du 11 septembre, M. McCallum a écrit : « Le MI5 que je dirige en 2026 fait face à une cartographie des menaces radicalement différente de celle de 2001. Malheureusement, les ambitions terroristes de massacres de masse persistent, comme en témoigne la récente condamnation d'un extrémiste islamiste ayant tenté d'obtenir des armes automatiques pour attaquer la communauté juive à Manchester. »
Il a toutefois souligné que la menace terroriste coexiste désormais avec des menaces stratégiques de sécurité nationale émanant d'États dotés de capacités redoutables. M. McCallum a cité l'ancien directeur de la CIA, James Woolsey, selon qui l'Occident avait abattu un « grand dragon » après la Guerre froide, ajoutant : « Nous faisons désormais face au pire des deux mondes : les dragons sont de retour, mais les serpents sont restés. »
Guerre hybride et cyberattaques
Selon M. McCallum, la Russie mène une guerre hybride contre l'Occident comprenant des actes de sabotage parrainés par l'État, de l'espionnage et des assassinats, tandis que la Chine fait preuve d'une agressivité croissante dans la compétition pour les ressources minières et les routes commerciales.
« Les dragons sont de retour, mais les serpents sont restés », a mis en garde le chef du MI5, Sir Ken McCallum.
Le mois dernier encore, The Telegraph a révélé que des hackers liés au régime iranien avaient mis hors service une centrale électrique britannique pendant quatre jours. M. McCallum a appelé à la création d'une structure de coordination renforcée pour protéger les infrastructures critiques.
Débat politique sur le budget de la défense
Ces avertissements interviennent sur fond de critiques acerbes à l'encontre des plans de sécurité du gouvernement, après que le Premier ministre Andy Burnham a refusé de réduire les prestations sociales pour financer une hausse du budget militaire.
Lors des questions au Premier ministre, M. Burnham a rejeté la demande de l'opposition de couper dans les dépenses sociales, alors que le budget du bien-être social devrait atteindre 407 milliards de livres sterling d'ici cinq ans.




