Menora ERN fait son entrée sur le marché du crédit à la consommation
Menora ERN se lance dans le crédit à la consommation pour les ménages et les PME. Le PDG Shai Perminger détaille cette stratégie face aux banques et aux défis du coût de la vie.

Menora ERN, la branche de crédit de Menora Mivtachim, a annoncé son entrée sur le marché du crédit à la consommation, proposant des prêts à usages multiples aux ménages ainsi qu'aux petites et moyennes entreprises (PME).
Une diversification stratégique
Jusqu'à présent, l'activité de l'entreprise se concentrait principalement sur le financement aux points de vente. Menora ERN gère actuellement un portefeuille de crédit d'environ 2,5 milliards de shekels et opère auprès de quelque 16 000 entreprises.
Dans un entretien accordé à la presse, le PDG de l'entreprise, Shai Perminger, a détaillé cette initiative stratégique tout en évoquant le coût de la vie, la concurrence face aux banques et aux sociétés de cartes de crédit, ainsi que les perspectives de développement.
Ambitions sur le marché du crédit
Interrogé sur un éventuel lien avec l'échec du rachat d'Isracard par le groupe Menora, Perminger a souligné que Menora ERN dispose de la latitude nécessaire pour se développer dans le crédit à la consommation avec le plein soutien de sa maison mère.
L'objectif affiché est de devenir l'un des principaux acteurs du crédit aux particuliers et aux PME d'ici trois ans. Le dirigeant a insisté sur le fait qu'une structure de cette envergure ne se lance pas dans une telle démarche pour occuper une position marginale, mais bien pour s'imposer durablement.
Répondre aux besoins des consommateurs
Face aux banques, Max, Isracard et CAL, Perminger estime que les ménages et les petites entreprises recherchent activement des alternatives à leurs plafonds bancaires et de cartes de crédit.
Concernant le coût de la vie, il a confirmé observer une augmentation de la demande pour des solutions d'étalement des paiements et une meilleure gestion de trésorerie. L'arrivée d'acteurs non bancaires sur ces segments traditionnellement dominés par les banques stimule une concurrence bénéfique pour les consommateurs.





