L'Iran prévoit d'imposer une taxe de transit dans le détroit d'Ormuz

L'exigence de l'Iran d'imposer une taxe de transit dans le détroit d'Ormuz suscite une profonde inquiétude sur les marchés mondiaux. Selon les analystes, une taxe de 5 % à 7 % par baril de pétrole pourrait rapporter au régime entre 18 et 25 milliards de dollars par an, entraînant une hausse mondiale des prix de l'énergie.

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L'Iran prévoit d'imposer une taxe de transit dans le détroit d'Ormuz
Photo : Now14 / מצר הורמוז | צילום: שאטרסטוק

L'exigence de l'Iran d'imposer une taxe de transit dans le détroit d'Ormuz, l'une des voies maritimes les plus importantes au monde, suscite une profonde inquiétude sur les marchés mondiaux. Selon les analystes, l'exigence du régime d'une taxe de 5 % à 7 % pour chaque baril de pétrole pourrait lui rapporter des revenus de 18 à 25 milliards de dollars par an. Il s'agit d'une somme qui sera effectivement financée par les consommateurs d'énergie du monde entier et qui entraînera une hausse mondiale des prix.

L'extorsion qui rendra le carburant plus cher pour nous tous

La taxe proposée, définie par les consultants en énergie comme une extorsion, est illégale selon le droit maritime international. Les compagnies d'assurance préviennent déjà qu'elles annuleront la couverture d'assurance pour les navires qui coopéreront avec le système de perception iranien. Au-delà du coût financier, accorder à l'Iran une autorité de perception lui permettra d'interdire l'accès maritime aux pays accueillant des bases militaires américaines, augmentant ainsi de façon permanente son influence géopolitique dans la région.

Malgré les menaces, les experts estiment que l'Iran comprend qu'il ne sera pas autorisé à imposer des taxes aussi lourdes, et qu'il utilise cette demande comme monnaie d'échange pour de futures négociations sur la levée des sanctions et le programme nucléaire. En attendant, l'impasse se poursuit tant que le prix du baril de pétrole reste inférieur à 100 dollars. Aujourd'hui, le pétrole se négocie autour de 90 dollars le baril, une baisse significative par rapport au pic de 124 dollars enregistré aux premiers stades de la guerre.

Une solution à la crise sera-t-elle trouvée ?

La pression sur les États-Unis augmente à l'approche des élections de mi-mandat, d'autant plus que leurs réserves stratégiques de pétrole sont tombées en dessous de 300 millions de barils pour la première fois depuis 1983. D'un autre côté, l'économie iranienne continue de se détériorer, mais les dirigeants de Téhéran sont prêts à supporter des difficultés prolongées. Aujourd'hui, seuls environ 5 à 8 millions de barils par jour passent par le détroit, contre environ 20 millions de barils par le passé, tandis que l'Arabie saoudite détourne du pétrole vers la mer Rouge.

Les estimations indiquent que le détroit d'Ormuz ne reviendra pas à son état précédent et que l'Iran obtiendra un rôle permanent dans sa gestion conjointe avec Oman. Une solution possible pourrait inclure des paiements non officiels des pays du Golfe à l'Iran pour assurer la sécurité de la navigation. Dans tous les cas, les négociations devraient être longues et l'impact sur le marché mondial de l'énergie restera avec nous pendant longtemps.

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