Les prix des voitures chutent de 15 % : les constructeurs chinois renforcent leur emprise en Israël

Comme révélé dans Globes, les constructeurs automobiles chinois, tels que Chery, SAIC et Geely, se préparent à établir des bureaux directs en Israël. Cela pourrait signifier une transition vers un modèle d'importation directe. Depuis le début de l'année, une voiture sur deux vendue dans le pays était de fabrication chinoise.

GlobesAuteur : Dobi Ben-Gedalyahu
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Les prix des voitures chutent de 15 % : les constructeurs chinois renforcent leur emprise en Israël
Photo : Globes / רכבים של צ'רי, סאייק וג'יל, שנערכות להקים משרדים בישראל / צילום: יח''צ

Le marché automobile israélien est devenu ces dernières années un « laboratoire de recherche » stratégique pour l'industrie automobile mondiale. Malgré un volume de ventes modeste, ses conditions uniques en font un terrain idéal pour prédire les tendances futures sur des marchés plus vastes.

En l'absence d'industrie automobile locale, les consommateurs israéliens n'ont pas de préférences « patriotiques ». Le pays adopte des normes européennes et nord-américaines avancées, dispose d'un vaste marché de flottes avec des critères environnementaux stricts et impose une fiscalité lourde, ce qui aiguise la sensibilité des acheteurs au rapport qualité-prix à long terme.

Guerre des prix : une spirale vers le bas

Les données de janvier à juillet 2026 constituent un signal d'avertissement pour l'industrie occidentale. Depuis le début de l'année, les véhicules chinois ont capté 46 % du marché, atteignant près de 50 % en juillet. Dans le segment des véhicules « verts », la part des marques chinoises varie de 35 % à 90 %.

La règle tacite de ne pas baisser les prix catalogue a été brisée cette année. La guerre des prix, importée de Chine, pousse les tarifs vers le bas :

  • Zeekr X : après une mise à niveau technique, le prix de départ a baissé de 15 000 shekels.

  • MG : les prix des modèles hybrides officiels ont été réduits de 13 000 à 18 000 shekels.

  • Kia Niro : le nouveau modèle hybride a été lancé à un prix inférieur de 9 000 shekels à celui de son prédécesseur.

Le prix moyen d'une transaction pour une voiture « familiale » a ainsi chuté d'environ 15 % sur les sept premiers mois de 2026 par rapport à 2023, entraînant une érosion de la fidélité à la marque et une dépréciation accélérée des véhicules d'occasion.


Le facteur sécuritaire : opportunités pour les concurrents

La « sinisation » du marché place Israël au cœur des tensions de la guerre froide entre la Chine et les États-Unis. Les craintes liées aux cybermenaces et à l'espionnage par des véhicules connectés ont conduit de nombreuses flottes, notamment dans le secteur de la sécurité, à exclure les marques chinoises des appels d'offres. Cela offre des opportunités aux marques non chinoises, perçues comme « neutres sur le plan sécuritaire », comme en témoigne le retour récent du Kia Sportage hybride rechargeable sur le marché local.

Bureaux chinois en Israël

L'établissement de représentations directes par des géants comme Chery, SAIC et Geely marque un tournant. Pour ces constructeurs, cela permet d'accélérer les solutions logistiques et marketing. Pour les importateurs locaux, cela suscite des inquiétudes. Cette proximité permet aux fabricants de surveiller les méthodes de vente en temps réel, évitant ainsi des pratiques problématiques comme les ventes massives aux sociétés de leasing ou les « ventes sur papier » (zéro kilomètre).

Ce qui préoccupe le plus les importateurs, c'est la « mobilité des franchises ». Contrairement aux constructeurs occidentaux qui entretiennent des relations de longue date avec leurs partenaires, les fabricants chinois agissent selon une logique commerciale froide. Le transfert récent de la franchise Forthing du groupe UMI au groupe Belilius en est une illustration. À terme, les constructeurs pourraient décider de se passer d'intermédiaires et de devenir eux-mêmes importateurs directs.

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