Le technicien de Galei Tzahal suspendu aux patins d'un hélicoptère pour sauver une vie

Tomer Aizner, technicien de Galei Tzahal, est monté à bord de l'hélicoptère de circulation pour une mission de routine. Quelques heures plus tard, il luttait pour sauver la vie d'un inconnu de plus de 100 kg, suspendu dans le vide. Le podcast « Journalisme fouilleur » revient sur ce drame secret survenu il y a 35 ans.

YnetAuteurs : Oded Kramer et Itzik Shasha, « Journalisme fouilleur »
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Le technicien de Galei Tzahal suspendu aux patins d'un hélicoptère pour sauver une vie
Photo : Ynet / אילוסטרציה שנוצרה באמצעות AI

C'était censé être une matinée ordinaire de la fin de l'été 1991. Tomer Aizner, technicien à Galei Tzahal, est parti pour une mission habituelle : couvrir les embouteillages depuis l'hélicoptère de la station. Avec son équipement d'enregistrement, Aizner s'attendait à une journée de travail sans surprises.

Cependant, vers 12h30, le calme a été interrompu. Un message urgent a été reçu : un avion léger « Cessna » s'était écrasé en mer près de l'aéroport de Sde Dov. Le pilote, comprenant que son hélicoptère était la force la plus proche, a dévié de sa trajectoire pour porter secours aux survivants.

« Qui sait nager ? »

Dans ces moments fatidiques, une décision rapide s'imposait. Le pilote avait besoin d'une paire de mains supplémentaire. Il s'est tourné vers le technicien et le présentateur : « Qui sait nager ? » Aizner a répondu par l'affirmative.

Après avoir déposé le présentateur, Aizner — un technicien radio, et non un secouriste professionnel — est remonté dans les airs. Ils sont partis en pleine mer pour une mission de sauvetage improvisée. Arrivés sur place, ils ont aperçu les survivants luttant contre les vagues. Le pilote a décidé de ne pas attendre les secours organisés. Il a demandé à Aizner de faire quelque chose qui ne figurait dans aucune description de poste : se suspendre aux patins de l'hélicoptère pour descendre au plus près de l'eau. L'appareil faisait du surplace à deux mètres au-dessus des vagues, là où Amnon, un homme de plus de cent kilos, luttait pour sa survie.

Aizner, suspendu au patin mouillé, a saisi les mains d'Amnon. La première tentative a échoué à cause du poids et de la mer agitée. Mais le pilote a effectué un demi-tour rapide. Lors de la seconde tentative, Aizner a fait preuve d'une ingéniosité incroyable : il a enroulé les mains d'Amnon autour du patin et a utilisé le poids de son propre corps pour le presser fermement contre le métal. Une fois Amnon sécurisé, Aizner a crié au pilote de foncer vers le rivage, où une équipe médicale attendait.

Un secret bien gardé

De retour à la station Galei Tzahal, ils n'ont rien dit à personne. Ils ont mentionné l'incident de manière très brève et ont repris leur routine. L'héroïsme a été étouffé par le quotidien. Cette histoire serait restée enterrée sans une lettre émouvante arrivée des années plus tard, écrite par Amnon, le survivant dont la vie avait été sauvée par ce technicien.

Ce n'est qu'à ce moment-là que le personnel de la station a découvert la vérité. La boucle a été bouclée lors d'une cérémonie où le commandant de l'époque, Efraim Lapid, a remis à Tomer Aizner un certificat d'appréciation pour son courage exemplaire. L'histoire du technicien parti signaler des embouteillages et devenu héros malgré lui reste la preuve que, parfois, les plus grands héros sont ceux qui travaillent dans l'ombre.

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