Le ministère de la Défense réclame 30 millions de shekels de dédommagement à Aerodrome pour non-respect des conditions de l'appel d'offres

Le ministère de la Défense exige 30 millions de shekels de dommages et intérêts à la société Aerodrome pour non-respect des conditions d'un appel d'offres. Le ministère se dit ouvert à des discussions pour éviter une procédure judiciaire.

CalcalistAuteur : Almog Ezer
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Le ministère de la Défense réclame 30 millions de shekels de dédommagement à Aerodrome pour non-respect des conditions de l'appel d'offres
Photo : Calcalist / צילום: Aerodrome

Le ministère de la Défense n'a pas l'intention de faire de cadeau à Aerodrome : il a contacté l'entreprise de drones pour exiger le paiement de 30 millions de shekels de dommages et intérêts, après que la société n'ait pas respecté les conditions de l'appel d'offres pour la fourniture de drones l'année dernière. Selon le rapport d'Aerodrome, le ministère de la Défense a envoyé à l'entreprise une lettre de mise en demeure avant poursuites, dans laquelle il est stipulé :

« Le ministère de la Défense a l'intention d'exiger le paiement de la totalité des indemnités convenues, qui, selon lui, s'élèvent à environ 30 millions de shekels ».

Il est également indiqué dans la lettre que « sans préjudice de ce qui précède, le ministère de la Défense est disposé à discuter avec l'entreprise dans le but d'éviter une procédure judiciaire ». Aerodrome est spécialisée dans la collecte, l'analyse et le traitement d'informations via des drones, afin de produire des insights numériques avancés basés sur l'intelligence artificielle.

La bataille juridique imminente entre le ministère de la Défense et la société cotée en bourse Aerodrome trouve son origine dans un important appel d'offres remporté par l'entreprise fin 2024, d'un montant de 73 millions de shekels. L'entreprise n'a pas respecté les conditions de l'appel d'offres malgré ses engagements, et en mars 2025, le ministère de la Défense a décidé d'annuler son attribution et a même exigé des dommages et intérêts pour le préjudice subi. Roi Dagani, le fondateur de l'entreprise, qui occupait jusque-là le poste de PDG, a démissionné peu de temps après. L'entreprise, de son côté, même après son départ, a fait savoir au ministère de la Défense qu'elle n'avait pas l'intention de payer.

Aerodrome a été fondée en 2014 par Dagani, expert dans le domaine des drones et du renseignement aérien. En 2021, l'entreprise est entrée à la Bourse de Tel-Aviv, une démarche qui a contribué à l'expansion de ses activités sur d'autres marchés. Au cours de l'année écoulée, Aerodrome a fait peau neuve et son actionnariat a également changé. Le nouveau groupe de contrôle comprend l'ancien chef du Mossad, Yossi Cohen, ainsi que les propriétaires du groupe immobilier Israel-Canada, Barak Rosen et Asi Tuchmair. Les trois sont associés dans un groupe dont l'investisseur principal est Ronen Elad, avec 28,4 % via Elad Holdings. Le PDG d'Aerodrome, Michel Ben-Baruch, qui avait remplacé Dagani, a démissionné en mai dernier. L'action Aerodrome a bondi de 337 % cette année, sur fond d'attentes des investisseurs selon lesquelles la nouvelle direction et le nouvel actionnariat seraient bénéfiques pour l'entreprise.

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