L'auteur de « Père riche, père pauvre » endetté de plusieurs milliards ? Voici la vérité

L'auteur du livre de finance le plus célèbre au monde a provoqué une tempête en affirmant qu'il détenait une dette astronomique de plusieurs milliards de shekels. Il s'avère maintenant que sa dette personnelle est bien moindre, qu'il s'agit d'un coup de relations publiques - et que la stratégie derrière ce chiffre fou est révélée | Tous les détails

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L'auteur de « Père riche, père pauvre » endetté de plusieurs milliards ? Voici la vérité
Photo : ICE / רוברט קיוסאקי (צילום shutterstock, ויקיפדיה/ Gage Skidmore)

L'auteur du livre de finance à succès « Père riche, père pauvre », Robert Kiyosaki, clarifie la confusion née de sa déclaration retentissante selon laquelle il serait endetté à hauteur de 1,2 milliard de dollars (soit environ 3,5 milliards de shekels).

Dans des clarifications fournies récemment, notamment par son associée et ex-épouse Kim Kiyosaki, il a été précisé que ce montant ne constitue pas une obligation personnelle, mais une dette incluant un groupe d'investisseurs immobiliers et des partenariats détenant environ 1 500 unités de logement.

Selon l'estimation de Kim Kiyosaki, la part personnelle de Robert dans cette dette colossale ne s'élève qu'à une somme comprise entre 30 et 60 millions de dollars. Kiyosaki a présenté le chiffre astronomique de 1,2 milliard de dollars comme un outil rhétorique et provocateur, destiné à susciter un débat public autour de l'utilisation stratégique de l'argent emprunté à des fins d'investissement.

Kiyosaki promeut depuis des années le concept de « bonne dette » - contracter des prêts pour acquérir des actifs générateurs de revenus, contrairement au conseil habituel des conseillers financiers de se débarrasser des dettes. La méthode repose sur le fait que les paiements d'intérêts sont déductibles des impôts, ce qui permet de minimiser légalement les paiements d'impôts.

De plus, chaque actif du portefeuille d'investissement est détenu dans une société à responsabilité limitée (LLC) distincte. Cette séparation crée une barrière juridique qui protège l'ensemble du portefeuille si un actif spécifique rencontre des difficultés, et permet de générer des flux de trésorerie et une plus-value sans payer d'impôt sur les gains en capital lors de la vente.

Malgré le succès de Kiyosaki, les experts financiers avertissent que l'imitation d'une telle stratégie à fort effet de levier est très dangereuse pour l'investisseur privé. Contracter des prêts importants amplifie non seulement les profits, mais aussi les pertes.

En l'absence de flux de trésorerie solides ou d'une gestion professionnelle, une baisse des prix de l'immobilier ou une hausse des taux d'intérêt pourraient transformer la dette en une grave crise économique. Kiyosaki, pour sa part, affirme que son objectif est d'apprendre au public à gérer l'argent, mais l'écart entre les partenariats géants et les petits investissements privés reste critique.

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