Tel-Aviv : 500 000 NIS de dommages versés à un commercial pour heures impayées

Le tribunal du travail de Tel-Aviv a condamné une entreprise à verser 500 000 NIS à un ancien commercial pour non-paiement d'heures supplémentaires et de commissions sur les ventes.

Source :Globes
Tel-Aviv : 500 000 NIS de dommages versés à un commercial pour heures impayées
Illustration FilIsrael : AI Generated

Le tribunal du travail de la région de Tel-Aviv a ordonné à une société d'importation et de commercialisation de grues hydrauliques de verser environ 500 000 NIS de dommages et intérêts à un ancien représentant des ventes, licencié après environ trois ans de service. Le tribunal a jugé que l'employeur n'avait pas respecté ses obligations légales, notamment en ne versant pas les heures supplémentaires dues et en omettant d'inclure les commissions de vente dans le calcul du salaire. Des frais de justice s'élevant à 40 000 NIS, ainsi que des intérêts légaux et des frais d'actualisation, ont été ajoutés au montant total.

Le plaignant, Avraham Rahmani, a travaillé comme agent commercial itinérant pour la société Kuli K.A. Cranes Ltd. Après son licenciement, il a intenté un procès à l'entreprise en réclamant 876 000 NIS au titre d'indemnités impayées. À ses débuts, son salaire de base était de 14 000 NIS bruts par mois, assorti de commissions sur les ventes, avec un plancher garanti de 22 000 NIS bruts pour les premiers mois. Par la suite, l'entreprise a modifié sa structure salariale, abaissant le salaire de base à 7 000 NIS tout en ajustant le taux de commission à 1 % pour des ventes atteignant 1,7 million de NIS.

Litiges sur les heures supplémentaires et les commissions

L'un des principaux litiges portait sur le droit de Rahmani à une rémunération pour les heures supplémentaires. L'entreprise a soutenu qu'en raison de son rôle d'agent itinérant, ses horaires ne pouvaient pas être contrôlés et qu'il était par conséquent exempté de ces paiements. Le tribunal a rejeté cet argument, soulignant que les outils technologiques et de gestion modernes permettent un tel suivi, d'autant plus qu'une grande partie de son emploi du temps était planifiée à l'avance. Par conséquent, le tribunal lui a accordé plus de 300 000 NIS spécifiquement pour les heures supplémentaires impayées.

Le tribunal s'est également penché sur la question de l'intégration des commissions dans le calcul des droits sociaux. Il a statué que les commissions constituaient une part indissociable du salaire habituel de Rahmani.

« Les commissions ont été versées au plaignant dès le premier sikel, sans autre condition que l'exécution d'un travail de vente, qui constituait la tâche habituelle du plaignant, et les taux de commission dépassaient largement le salaire de base versé au plaignant », a indiqué le tribunal dans son verdict.

Contexte du licenciement et portée juridique

Rahmani avait finalement été convoqué à un entretien préalable et licencié après avoir discuté des modalités de paiement avec une cliente, évoquant la possibilité pour celle-ci d'engager des poursuites judiciaires contre l'entreprise (poursuites que la cliente a par la suite remportées).

L'avocat Avi Mor Yosef, qui a représenté Rahmani, a déclaré : « La décision du tribunal du travail constitue une nouvelle étape importante pour corriger une injustice de longue date, selon laquelle de nombreux employeurs utilisent des structures de commissions pour tenter d'éluder le paiement des droits sociaux complets de leurs employés. »

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