La liste sur laquelle personne au Likoud ne veut figurer
Alors que les députés de la Knesset se battent pour leur place sur la liste, le Likoud a mené des sondages internes et des analyses par IA pour examiner qui apporte des voix, qui éloigne les électeurs et qui ne compte tout simplement pas. Certaines des conclusions, qui pourraient devenir le sujet du jour lors des primaires, sont parvenues à Walla.
Il existe pas mal de listes au sein du Likoud sur lesquelles les gens aimeraient voir leur nom. Beaucoup aimeraient figurer sur la liste des candidats réservés par le Premier ministre pour les prochaines élections, la liste des 12 noms sur lesquels on vote lors des primaires, une liste sur laquelle les membres du Likoud veulent apparaître le plus souvent possible. Mais il existe une liste particulièrement secrète, explosive et embarrassante qui circule aujourd'hui dans les couloirs du Likoud et sur laquelle personne ne voudrait voir son nom mentionné, une liste qui pourrait sceller des destins.
Il est de notoriété publique depuis de longues années qu'au Likoud, on vit et on respire au rythme des sondages et des tests. Certains appellent cela une obsession, et d'autres diront qu'il s'agit de l'outil de travail le plus important d'un parti au pouvoir qui veut sentir le public, lui apporter des réponses et ne pas être déconnecté des aspirations du terrain. Ils vérifient tout : ce qui préoccupe le public, quels messages fonctionnent, quelles décisions seront accueillies avec approbation, qui apporte des voix et ce qui les éloigne.
Au cours de la dernière année, parallèlement aux sondages traditionnels, des modèles d'intelligence artificielle ont été introduits. Le Premier ministre parle souvent de la révolution de l'IA, et son entourage a également adopté ces outils pour le monde politique.
Chaque député de la Knesset a été examiné et scanné. Chacun. Non seulement au niveau national, mais aussi au sein de son propre centre de pouvoir. Dans sa ville. Parmi ses militants. Chez les membres inscrits qui sont censés voter pour lui. Les modèles vérifient l'influence, la sympathie, le sentiment public, la contribution électorale et si sa présence ajoute au Likoud ou, au contraire, lui nuit.
Beaucoup aimeraient mettre la main sur les résultats de ces tests, certains voudraient les brandir, d'autres voudraient les faire disparaître. Deux des tests effectués sur les députés et ministres du Likoud sont particulièrement intrigants : qui sont les personnes qui éloignent les électeurs et quels sont les députés dont la présence n'a aucune influence sur l'électeur potentiel.
Les résultats, dont une partie est parvenue à « Walla », sont particulièrement intéressants. Parmi les noms mentionnés comme éloignant les électeurs, on trouve : Eliyahu Revivo, Nissim Vaturi, Dudi Amsalem, David Bitan, May Golan et Eli Dalal.
Un autre test effectué concernait les députés de la Knesset « sans influence ». Ils n'ajoutent rien, n'enlèvent rien, ils n'existent tout simplement pas sur le plan électoral. Même lorsqu'on les vérifie dans leur ville ou dans leur centre de pouvoir naturel, l'influence est presque imperceptible. Selon les tests, cette liste comprend : Eti Atiya, Moshiko Passal, Shalom Danino et encore Eli Dalal, qui, selon les modèles, ne parvient pas à générer une influence significative, même dans la zone perçue depuis des années comme son centre de pouvoir à Netanya.
Succès réel : plus de 94 % de satisfaction dans les traitements amincissants
C'est une liste importante, intéressante et « jaune », mais il faut la remettre en perspective. Les modèles peuvent analyser des millions de points de données, identifier des tendances et prédire des comportements, mais ils ne savent pas voter aux primaires. Le 17 août, ce seront les membres du Likoud qui décideront à quoi ressemblera la liste.
Dudi Amsalem, par exemple, est peut-être marqué dans certains tests comme quelqu'un qui éloigne les électeurs en dehors du Likoud, mais au sein du mouvement, il reste l'une des personnalités les plus populaires et les plus puissantes. Il est difficile de l'imaginer rester en dehors de la liste.
De même, David Bitan, qui s'est récemment opposé à Nétanyahou sur le système électoral et l'étendue des places réservées, n'est pas perçu au Likoud comme un rebelle idéologique du style de Yuli Edelstein ou Dan Illouz. Il a pris soin de préciser qu'il est avec Nétanyahou « dans le feu et dans l'eau », et que son débat portait sur la méthode, pas sur le leadership. Au Likoud, avec toute la sensibilité au statut de Nétanyahou, il y a pas mal de membres qui comprennent la différence entre un désaccord interne et un coup de pied au parti.
Quoi qu'il en soit, la première réponse sera obtenue très bientôt, le 17 août, lors des primaires brûlantes qui se tiendront au sein du parti.