La confession d'Itay Levi : « C'est une lourdeur qui n'a pas de poids »
Dans une conversation franche et bouleversante avec Avi Ohayon, Itay Levi a ouvert son cœur sur sa relation complexe avec sa mère, l'inversion forcée des rôles et la grande douleur entourant son désir de lui offrir du réconfort et une continuité.

Dans un épisode émouvant du podcast d'Avi Ohayon, le chanteur Itay Levi s'est confié sur la relation complexe, profonde et exposée avec sa mère, Ruth Levi. La conversation a tourné autour de la chanson « Lefamim » (Parfois), qu'Ohayon a écrite sans la destiner à l'origine à cette relation familiale, mais qui est devenue en pratique une chanson d'amour pure et puissante de Levi pour sa mère. Le clip intégré à la chanson, tourné dans le salon de la maison, reflétait de manière magique et réconfortante le lien entre les deux — un lien d'amour sans frontières.
Au cours de la séquence, une discussion profonde s'est développée autour de la signification philosophique et émotionnelle du commandement d'honorer ses parents. Avi Ohayon a noté :
« Il y a deux ou trois ans, nous t'avons écrit une chanson intitulée "Parfois". Parfois on écrit des choses sans en être conscient. Je ne l'ai pas dirigée vers ta relation avec ta mère, mais il y avait ce clip magique que vous avez fait dans le salon. C'est comme une chanson d'amour pour ta mère, et ta mère est ton aimée, et c'est charmant à voir. »
Itay Levi a proposé une interprétation personnelle et douloureuse du mot « kaved » (lourd/honorer) :
« Tu as fait une erreur d'hébreu quand tu as dit le mot "kaved", "honore (kaved) ton père et ta mère", mais le mot "kaved" signifie "insupportable". L'honneur (kiboud) vient du mot "kvedout" (lourdeur), et c'est une lourdeur qui n'a pas de poids. Une pastèque que tu mets sur la balance, tu la pèses, elle peut faire 600 kilos, et ce ne sont pas seulement les épaules qui la portent, parfois rien ne peut la porter parce qu'il y a une forme d'injustice dans cette chose. C'est une relation en soi, comprendre pourquoi il y a une inversion des rôles, alors tu apprends à te développer et à accepter le "non". Que veulent les parents à la fin ? Voir les petits-enfants, le bébé, et je me prends la tête, qu'est-ce que c'est, c'est fou. C'est ce à quoi j'aspirais, et je réalise que ce n'est pas là. »
Le lien entre Itay Levi et sa mère est connu comme l'un des axes centraux de sa vie. Sa mère, Ruth Levi, a subi plusieurs accidents vasculaires cérébraux complexes au fil des ans, ce qui a conduit à une inversion précoce des rôles où Itay est devenu son principal aidant et protecteur. Levi n'a jamais caché la lutte et le lourd fardeau émotionnel, parallèlement à son dévouement total envers sa mère, et la conversation dans le podcast soulève à nouveau la complexité entre la douleur de l'inversion des rôles et le désir de lui donner une continuité.





