Katzman a trouvé un moyen de réduire la dette de G City : la transférer aux actionnaires

Haïm Katzman, PDG de G City, prévoit de transférer des actifs vers une nouvelle filiale, « Naga Commercial Properties », en distribuant ses actions aux actionnaires actuels. Bien que cette stratégie vise à réduire la dette, les analystes soulignent des risques financiers élevés.

CalcalistAuteur : Amir Prager
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Katzman a trouvé un moyen de réduire la dette de G City : la transférer aux actionnaires
Photo : Calcalist / צילום: ריאן פרויס

Un mouvement sophistiqué ou de l'acrobatie financière ? Après des cessions d'actifs dépassant 9 milliards de shekels, Haïm Katzman, PDG et actionnaire majoritaire (55%) de la société immobilière G City, a trouvé un nouveau moyen de réduire la dette de l'entreprise : la transférer à ses actionnaires.

G City souhaite lancer une deuxième phase de transfert d'actifs vers une nouvelle filiale et l'introduire en bourse via une distribution d'actions en dividende en nature. C'est une démarche similaire à celle effectuée avec la société Orion en décembre dernier. Compte tenu de la similitude entre ces deux opérations, et après que les actionnaires d'Orion ont subi une baisse de 34 % de la valeur de leurs titres, cette nouvelle initiative est perçue comme problématique par le marché.

État des lieux financier et structure de la dette

À la fin du mois de mars, la dette de G City (solo élargi) s'élevait à 13,2 milliards de shekels, tandis que la dette consolidée atteignait environ 20 milliards de shekels. En décembre 2025, G City avait distribué les actions d'Orion, à laquelle elle avait vendu trois centres commerciaux en Pologne pour une valeur globale de 455 millions d'euros. Orion, désormais cotée à la Bourse de Tel-Aviv, porte une dette de 290 millions d'euros.

Aujourd'hui, G City prévoit de créer « Naga Commercial Properties », à laquelle elle compte vendre trois centres commerciaux en Finlande d'une valeur de 423 millions d'euros, détenus par sa filiale Citycon. Pour financer cet achat, Naga émettra 298 millions d'euros d'obligations, tandis que Citycon accordera un prêt vendeur de 65 millions d'euros, portant la dette totale à 363 millions d'euros (environ 1,24 milliard de shekels).

Stratégie et risques associés

Pour G City, la logique est limpide : réduire son niveau d'endettement, qui s'établissait à 64,7 % (consolidé) fin mars, avec pour objectif de passer sous la barre des 50 % d'ici 2028. Toutefois, pour les actionnaires de Naga, la situation est plus complexe. Ils héritent d'actifs dont la gestion est limitée par un contrat de cinq ans avec Citycon, et dont l'éloignement géographique en Finlande pose des défis.

Une source du marché a déclaré : « Pour G City, c'est une opération efficace pour réaliser des actifs à leur valeur comptable et réduire le levier. Mais pour les actionnaires de la nouvelle entité, cela semble dangereux. Le levier attendu atteint 86 %, un chiffre astronomique, avec une forte dépendance aux actifs libellés en euros face à une dette en shekels. »

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