JLR va licencier 4 000 salariés pour économiser 2,3 milliards de dollars
JLR, maison mère de Land Rover et Jaguar, va licencier 4 000 salariés pour économiser 2,3 milliards de dollars. Le groupe subit l'absence de modèles chez Jaguar et les taxes douanières du président américain Donald Trump.

JLR, la maison mère de Land Rover et Jaguar, lance un vaste plan de restructuration qui entraînera le licenciement d'environ 4 000 de ses 33 000 employés sur une période de deux ans. Le constructeur automobile britannique de luxe, propriété du groupe indien Tata Motors, a annoncé cette mesure d'efficacité visant à économiser environ 2,3 milliards de dollars.
Cette annonce intervient quelques jours seulement après que le groupe Volkswagen a révélé que son conseil d'administration avait approuvé le licenciement d'environ 50 000 salariés.
La crise chez Jaguar et Land Rover
Bien que Land Rover et Jaguar soient des marques de luxe britanniques distinctes, elles sont unifiées sous l'entité JLR. Actuellement, Jaguar souffre d'une absence totale de nouveaux modèles. Le constructeur, qui a débuté en produisant des voitures de sport destinées à l'exportation vers les États-Unis après la Seconde Guerre mondiale, a connu plusieurs restructurations mais a toujours conservé son image de prestige britannique. Aujourd'hui, Jaguar ne propose pratiquement aucun nouveau véhicule à la vente.
Il y a deux ans, Jaguar avait annoncé l'abandon progressif de ses modèles essence et diesel au profit d'une gamme 100 % électrique. Cependant, le prototype de son premier modèle électrique, présenté il y a un an et demi, a été largement critiqué à la suite d'une campagne de lancement ratée. Ce revers a coïncidé avec des changements de politique fédérale aux États-Unis qui ont relancé la demande pour les véhicules thermiques.
De son côté, Land Rover a enregistré des ventes plus stables ces dernières années, notamment grâce au succès du nouveau Defender. Néanmoins, la marque subit une baisse de ses ventes sur le marché chinois en raison d'une préférence croissante des consommateurs pour les constructeurs locaux.
L'impact des tarifs douaniers américains
Les deux marques sont particulièrement exposées à la politique commerciale du président américain Donald Trump. Les États-Unis constituent un marché clé pour JLR. L'administration du président Donald Trump impose des droits de douane protecteurs sur les importations européennes. Comme Land Rover et Jaguar ne possèdent pas d'usines de production aux États-Unis, leurs véhicules importés sont frappés de lourdes taxes douanières.
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