Jefferies publie une analyse optimiste et initie le suivi des banques

Jefferies a publié une analyse optimiste du secteur bancaire israélien, saluant sa solidité macroéconomique et ses valorisations attractives. Bank Hapoalim a notamment été relevée à l'achat.

GlobesAuteur : Hazi Sternlicht
Source
Jefferies publie une analyse optimiste et initie le suivi des banques
Photo : Globes / ארבעת הבנקים הגדולים / צילומים: שלומי יוסף, איל יצהר, עיבוד: טלי בוגדנובסקי

La banque d'investissement américaine Jefferies a publié une analyse très favorable du secteur bancaire israélien, intitulée "Qualité à prix réduit - Nous voyons un potentiel de hausse sur l'ensemble du marché". Rédigé par l'analyste Taby Rosner, le rapport souligne que les banques israéliennes affichent des fondamentaux solides malgré des cotations proches de leurs sommets historiques à la Bourse de Tel-Aviv.

Objectifs de cours et recommandations

Jefferies a relevé sa recommandation sur Bank Hapoalim de "Conserver" à "Achat", tout en attribuant une recommandation d'achat à l'ensemble des autres grands établissements. La banque a également initié le suivi de Mizrahi Tefahot Bank, s'ajoutant à ses couvertures existantes de Bank Leumi, Bank Hapoalim et Israel Discount Bank. Les objectifs de cours ont été fixés à 92 NIS pour Bank Leumi, 91 NIS pour Bank Hapoalim, 43 NIS pour Israel Discount Bank et 300 NIS pour Mizrahi Tefahot Bank.

"L'environnement macroéconomique israélien apparaît solide et génère des tendances positives. L'économie a traversé la guerre de manière exceptionnellement résiliente, et les exigences de fonds propres figurent parmi les plus strictes des pays développés", indique le rapport.

Résilience et attractivité des valorisations

Selon Jefferies, des normes de souscription strictes et de faibles taux de créances douteuses confèrent au secteur une résilience structurelle unique, combinant conservatisme et un rendement des capitaux propres de 15 %. Bien qu'évoluant près de leurs records, les banques israéliennes affichent des multiples cours/valeur comptable de 1,1 à 1,5, inférieurs à la moyenne de l'Union européenne fixée à 1,8, tout en offrant des rendements en dividendes de 5 % à 5,5 %.

Le document identifie trois facteurs clés qui détermineront la réduction de l'écart de valorisation : la résilience des marges nettes d'intérêt face aux baisses de taux, l'assimilation des contraintes réglementaires et l'impact des prochaines élections politiques sur la trajectoire stratégique du pays.

Dans la même rubrique