Bourse de Tel-Aviv : envolée des compagnies aériennes après l'alerte sur un vol Flydubai

Les actions des compagnies aériennes israéliennes ont bondi après une alerte au détournement sur un vol Flydubai reliant les Émirats à Israël, détourné vers l'Arabie saoudite. El Al a gagné 7,82 % et Israir 6,72 % face à la perspective d'une baisse de la concurrence étrangère.

Source :Walla
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Les actions des compagnies aériennes israéliennes s'envolent après une alerte au détournement sur un vol Flydubai

Les actions des compagnies aériennes israéliennes ont bondi suite à une tentative de détournement d'un vol de Flydubai reliant les Émirats arabes unis à Israël, qui a été contraint d'atterrir en Arabie saoudite. Le titre d'El Al a progressé de 7,82 %, tandis qu'Israir s'est envolé de 6,72 %. Arkia, la troisième compagnie aérienne israélienne, n'est pas cotée en bourse.

Cette forte hausse intervient quelques heures après la dramatique péripétie du vol FZ1073 de Flydubai, parti de Dubaï à destination de l'aéroport international Ben-Gourion. En cours de route, l'appareil a émis le code d'urgence 7700, puis le code 7500, utilisé dans l'aviation civile pour signaler un détournement ou une intervention illicite. L'avion a modifié sa trajectoire et s'est posé en sécurité à Tabuk, en Arabie saoudite.

Les investisseurs parient sur une baisse de la concurrence

Pour les investisseurs de la Bourse de Tel-Aviv, cet événement ravive un scénario bien connu des dernières années : tout incident sécuritaire incitant les compagnies étrangères à réduire leurs activités ou à revoir leurs programmes de vols renforce la position des transporteurs locaux. S'il est encore trop tôt pour affirmer si cette tentative de détournement modifiera durablement l'activité des compagnies étrangères, les marchés réagissent déjà à cette éventnalité.

El Al s'est imposée comme la principale bénéficiaire des bouleversements du secteur depuis le début du conflit. Durant les périodes où les transporteurs internationaux ont suspendu ou restreint leurs vols, la compagnie a poursuivi ses liaisons, élargi ses parts de marché et profité d'une forte demande conjuguée à une baisse drastique de la concurrence. Ces résultats se sont nettement traduits dans ses comptes financiers. Même après le retour partiel de compagnies étrangères à l'aéroport Ben-Gourion, tout événement faisant redouter des perturbations sécuritaires conforte l'avantage concurrentiel du transporteur israélien.

Israir consolide sa présence internationale

De son côté, Israir a également engrangé des profits grâce au recul de la concurrence internationale. En 2024, la compagnie a clôturé l'exercice avec un bénéfice net ajusté de 26,3 millions de dollars, tout en développant son réseau international et ses parts de marché.

« La guerre, conjuguée à la réduction de l'activité des compagnies internationales et des transporteurs à bas coûts, a stimulé la demande pour nos services et nous a permis d'étendre nos opérations sur les lignes internationales », a indiqué l'entreprise dans ses rapports financiers.

La forte hausse du cours de l'action ne relève donc pas d'un simple pari spéculatif, mais s'inscrit dans la continuité d'une tendance observée ces dernières années, où les compagnies israéliennes ont su occuper l'espace laissé vacant par leurs concurrents étrangers.

Une sensibilité accrue du secteur aérien aux risques sécuritaires

Cette vive réaction boursière illustre la vulnérabilité du secteur face à tout événement susceptible de perturber la desserte d'Israël. Un schéma quasi systématique s'est dessiné ces deux dernières années : les craintes de retraits des compagnies étrangères profitent aux titres des compagnies locales, tandis que les annonces de reprise des vols internationaux ravivent la concurrence et exercent une pression baissière sur les cours.

Cet incident revêt toutefois un caractère exceptionnel. L'appareil avait décollé des Émirats arabes unis à destination d'Israël, transmis le code 7500 — l'un des signaux d'alerte les plus graves de l'aviation civile — et atterri en Arabie saoudite, un pays ne entretenat pas de relations diplomatiques avec l'État hébreu. L'événement a immédiatement déclenché des protocoles d'urgence et des consultations au sein du cabinet politique et sécuritaire israélien.

Les investisseurs surveillent désormais de près les décisions des compagnies étrangères. Si l'incident se résorbe sans incidence sur les programmes de vols, la hausse des actions pourrait n'être qu'une réaction ponctuelle. En revanche, si les transporteurs étrangers venaient à réévaluer leur présence en Israël, El Al et Israir pourraient de nouveau faire face à une concurrence amoindrie et à une demande accrue pour leurs sièges.

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