Israël propose un plafond fiscal de 120 000 NIS et de nouvelles règles pour les taxis
Le ministère israélien des Finances prépare une réforme du secteur des taxis, instaurant un plafond de 120 000 NIS sur les exonérations de taxe d'achat, des quotas d'utilisation stricts et un encadrement des courtiers.

Le ministère des Finances se prépare à réformer en profondeur les aspects commerciaux et fiscaux du secteur des taxis en Israël, selon un projet de décret tarifaire et d'exemptions douanières publié par le ministère.
Le marché israélien des taxis demeure important. Selon les données du ministère des Transports, 2 760 taxis ont été vendus en Israël au cours des huit premiers mois de l'année. Parmi eux, 1 786 étaient équipés de moteurs à essence, tandis que seulement 81 possédaient des moteurs diesel — un changement radical par rapport à la décennie précédente où le diesel dominait, les modèles hybrides constituant désormais la majorité. De plus, 893 taxis électriques ont été vendus au cours de cette période.
Durcissement des exonérations fiscales et des définitions
Le projet de décret décrit des modifications importantes concernant les taux de taxe d'achat et les exonérations conditionnelles. Actuellement, ces exonérations accordent aux propriétaires de taxis un allègement total ou partiel de la taxe d'achat, des droits de douane et de la TVA pour les véhicules destinés à cet usage.
Selon les nouvelles règles, la définition douanière d'un taxi sera mise à jour. Auparavant, il s'agissait d'un « véhicule à moteur public destiné à transporter jusqu'à dix personnes en plus du conducteur, et indiqué comme taxi sur la carte grise ». La nouvelle définition exige un « véhicule à moteur destiné à transporter jusqu'à dix personnes en plus du conducteur contre rémunération, indiqué comme taxi sur la carte grise, à condition qu'il soit exclusivement utilisé à cette fin ».
De plus, les autorités ne reconnaîtront officiellement un véhicule comme taxi « que s'il a été dédouané au nom du propriétaire de taxi éligible ». Les particuliers ne pourront dédouaner qu'un seul taxi exonéré, tandis que les propriétaires de plusieurs véhicules devront adapter leur quota au nombre de chauffeurs employés. Le véhicule devra également servir de taxi public au moins 240 jours par an.
« La fixation d'un plafond vise à cibler l'avantage fiscal sur l'achat d'un taxi en tant que véhicule de travail destiné au transport public, tout en fixant une limite raisonnable à l'ampleur de l'avantage accordé pour les véhicules de luxe dont le prix dépasse largement celui de la plupart des taxis », précise le projet.
Plafonnement des avantages fiscaux et lutte contre la fraude
Bien que le taux de base de la taxe d'achat reste fixé à 8 %, l'État introduit pour la première fois un plafond strict de 120 000 NIS sur l'avantage fiscal. Auparavant, le taux de 8 % s'appliquait sans limite, permettant théoriquement à des véhicules de luxe de bénéficier d'importants allègements.
La réforme cible également les pratiques frauduleuses. Des enquêtes des douanes ont révélé que des intermédiaires utilisent des prête-noms non-chauffeurs pour obtenir des avantages indus, entraînant de fausses déclarations auprès des autorités.
Afin de remédier à cette situation, les courtiers en taxis légitimes seront reconnus dans le cadre d'un dispositif temporaire valable jusqu'à fin 2028. Sous le contrôle strict des douanes et sous réserve de conditions spécifiques — telles que le statut d'entrepreneur agréé et des installations de stockage sécurisées —, ces courtiers seront intégrés dans la chaîne commerciale légale sans perte d'avantages fiscaux.





