Crise immobilière en Israël : 70 % des primo-accédants prennent des risques
Une étude montre que 70 % des primo-accédants israéliens contractent des prêts immobiliers risqués dépassant 30 % de leurs revenus, malgré une légère baisse des mensualités.

La règle empirique de la Banque d'Israël suggérait traditionnellement que les remboursements hypothécaires ne devaient pas dépasser 25 % du revenu du ménage. Ces dernières années, les banques recommandaient de ne pas franchir le seuil de 30 % à 33 %. Cependant, en raison de la hausse des prix de l'immobilier depuis 2021, ce ratio dépasse souvent 40 %, plaçant les emprunteurs dans une situation de risque élevé.
Risques croissants et instabilité du marché
Bien que les banques effectuent des contrôles de solvabilité, la volatilité du marché du travail actuel fragilise les ménages. Les changements fréquents d'emploi, les vagues de licenciements dans le secteur de la haute technologie et la baisse des revenus en temps de guerre réduisent la capacité de remboursement. Une étude de l'Institut Alrov portant sur les déciles de la classe moyenne dans 12 villes pour un appartement de 4 pièces financé à 70 % révèle :
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Au deuxième trimestre, 70 % des primo-accédants ne pouvaient pas acheter un logement sans que le remboursement ne dépasse 30 % de leur revenu net.
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Dans le 6e décile, l'hypothèque absorbe 44 % du revenu net du ménage.
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Dans les 7e et 8e déciles, les taux atteignent respectivement 39 % et 35%.
« Les banques permettent au public de prendre des risques dangereux et de contracter des prêts élevés. Certains ne pourront pas les honorer et devront peut-être annuler leurs transactions. »
Baisse des mensualités dans les villes du centre
Une note encourageante montre qu'par rapport au trimestre correspondant de l'année précédente, le remboursement mensuel moyen a baissé, passant de 11 416 NIS au deuxième trimestre 2025 à 10 864 NIS actuellement. La baisse la plus marquée a été enregistrée à Ramat-Gan avec 12,2 %.
Cette baisse ne reflète pas nécessairement une chute des prix immobiliers, mais plutôt un report vers des logements plus petits. Des baisses significatives ont également été observées à Bnei Brak (9,1 %), Bat-Yam (7,9 %) et Tel-Aviv (7,4 %), principalement dans les zones centrales.





