Sécurité routière : Israël parmi les pires élèves d'un classement européen
Un rapport de l'ETSC classe Israël 27e sur 29 pays pour la sécurité routière, révélant une hausse de 27 % des blessés graves en dix ans, à l'inverse de la baisse européenne.

Un nouveau rapport du Conseil européen de la sécurité des transports (ETSC) place Israël en queue de peloton, au 27e rang sur 29 pays évalués, concernant l'évolution du nombre de blessés graves sur les routes entre 2015 et 2025.
L'écart avec l'Europe est particulièrement alarmant. Alors que les pays européens ont enregistré une baisse annuelle moyenne de 12,4 % du nombre de blessés graves au cours de la dernière décennie, Israël affiche une tendance inverse avec une hausse de 27 %. Selon les données du Bureau central des statistiques publiées par l'association Or Yarok, l'année 2025 a été la deuxième pire année de la décennie avec 2 761 blessés graves, soit une moyenne de près de huit blessés graves par jour. Le record absolu a été enregistré en 2024 avec 2 808 blessés graves.
Bilan par ville : Tel-Aviv en tête
Tel-Aviv-Jaffa arrive en tête des villes les plus dangereuses du pays. Au cours de la dernière décennie (2016-2025), 2 010 personnes y ont été grièvement blessées. Pour la seule année 2025, la ville a enregistré 202 blessés graves, soit une hausse de 5 % par rapport à l'année précédente.
Jérusalem suit avec 165 blessés graves en 2025 (une baisse de 28 % par rapport à 2024), puis Haïfa avec 76 blessés graves. D'autres hausses notables ont été enregistrées en 2025 à Petah Tikva (67 blessés graves, +22 %) et à Ramat-Gan (59 blessés graves, +9 %).
Une faillite politique dénoncée
L'avocat Yaniv Yaakov, directeur général de l'association Or Yarok, a vivement critiqué la gestion gouvernementale de cette crise :
« Les accidents de la route sont un fléau national. Israël se retrouve en bas de classement avec des chiffres catastrophiques qui témoignent d'un échec majeur du ministère des Transports et de la Sécurité routière. Le plan national pluriannuel attend sur le bureau de la ministre des Transports depuis trop longtemps, et chaque retard de mise en œuvre nous expose tous au danger. Il est temps de changer les priorités et de placer la vie humaine au premier plan. »





