Le marché immobilier israélien au défi du ralentissement et des taux directeurs
Le marché immobilier en Israël fait face à un net ralentissement lié aux incertitudes économiques, mais les professionnels misent sur une reprise d'ici 2027.

Le marché immobilier israélien traverse actuellement une période de ralentissement marquée par la prudence des acheteurs et des ajustements de prix initiés par les promoteurs, en particulier sur le marché de la revente. Les biens immobiliers dépourvus d'espace protégé, ou mamad, pèsent sur les moyennes de prix, les acquéreurs recherchant activement des garanties de sécurité. Malgré un rythme de transactions modéré, les professionnels soulignent qu'il ne s'agit pas d'un arrêt complet de l'activité, certaines régions comme Rehovot enregistrant une demande soutenue.
L'impact des taux d'intérêt et des incertitudes économiques
Bien que la Banque d'Israël ait abaissé son taux directeur à 3,25 %, les conditions monétaires ne constituent pas le seul facteur explicatif de la situation. Le climat d'incertitude lié aux échéances électorales et aux tensions sécuritaires pousse de nombreux ménages, pourtant solvables, à reporter leur projet d'achat dans l'attente de lendemains plus stables. Cet attentisme généralisé pèse sur le volume des ventes, même si les besoins fondamentaux en matière de logement demeurent intacts.
Selon les professionnels du secteur, la rentabilité des promoteurs s'est par ailleurs trouvée érodée par la hausse des coûts de construction et des frais de financement. Néanmoins, l'horizon 2027 suscite un certain optimisme. Une baisse prononcée des taux, conjuguée à une stabilisation politique et à d'éventuels ajustements fiscaux sur les droits d'acquisition, pourrait relancer durablement le marché et réconcilier les acheteurs avec la pierre.





