Comment travailler après la retraite peut augmenter votre pension en Israël en 2026

En Israël, les règles de la pension de vieillesse pour 2026 prévoient un test de ressources sur les salaires jusqu'à 70 ans. Reporter sa pension permet de bénéficier d'une majoration permanente de 5 % par an.

N12Auteur : Ben Palmon
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Comment travailler après la retraite peut augmenter votre pension en Israël en 2026
Photo : N12 / מבוגר, אילוסטרציה | צילום: 123RF‏

Beaucoup pensent que le versement de la pension de vieillesse de la Caisse d'assurance nationale (Bituach Leumi) commence automatiquement le jour du départ à la retraite. En réalité, il existe une phase intermédiaire jusqu'à l'âge de 70 ans, durant laquelle l'éligibilité dépend des revenus du travail. Ceux qui continuent à travailler peuvent voir leur pension reportée, mais comprendre ces règles permet d'en tirer un avantage financier.

Les tarifs de la pension et la prime d'ancienneté en 2026

En 2026, la pension de vieillesse de base pour une personne seule s'élève à 1 838 NIS par mois. La plupart des bénéficiaires ont droit à une prime d'ancienneté d'assurance allant jusqu'à 50 %, ce qui porte le montant à environ 2 757 NIS. Une personne seule dont le conjoint ne perçoit pas de pension propre peut toucher environ 2 762 NIS avant l'ajout de la prime d'ancienneté.

À partir de 80 ans, un supplément de 103 NIS est accordé, portant le minimum à environ 1 941 NIS. La pension elle-même est totalement exonérée d'impôt sur le revenu, de sorte que le montant versé sur le compte bancaire est intégral.

La prime d'ancienneté est l'élément qui modifie le plus le montant final. Elle est calculée à hauteur de 2 % de la pension de base pour chaque année où l'assuré a cotisé à l'assurance vieillesse, dans la limite d'un plafond de 50 %. C'est ce qui explique l'écart entre 1 838 NIS et 2 757 NIS.

Cela signifie qu'une personne ayant cotisé pendant 25 ans atteint le plafond, tandis que les personnes ayant cotisé moins d'années reçoivent une prime réduite. Les immigrés arrivés en Israël à un âge avancé, les personnes ayant séjourné longtemps à l'étranger ou celles ayant connu de longues périodes sans cotisations risquent de voir leur prime d'ancienneté réduite. Il est conseillé de vérifier l'historique de ses cotisations auprès de la Caisse d'assurance nationale.

Âge de la retraite et âge d'éligibilité absolue

L'âge de la retraite est fixé à 67 ans pour les hommes, et varie entre 62 et 65 ans pour les femmes selon leur année de naissance. Dès cet âge, il est possible de demander la pension, mais celle-ci est soumise à un test de ressources.

L'âge de 70 ans marque l'éligibilité absolue. À partir de cet âge, le test de ressources est totalement supprimé. Toute personne remplissant les conditions de résidence et d'assurance perçoit sa pension, quel que soit le montant de ses revenus professionnels.

Le fonctionnement du test de ressources

Le test de ressources s'applique uniquement aux revenus du travail entre l'âge de la retraite et 70 ans. Les revenus provenant d'une retraite complémentaire, de loyers, d'intérêts ou de dividendes ne sont pas pris en compte. C'est un point essentiel que beaucoup ignorent, renonçant ainsi à tort à déposer une demande.

Ainsi, un retraité qui vit uniquement de sa pension complémentaire sans travailler a droit à sa pension de vieillesse dès l'âge de la retraite, même si sa pension complémentaire est élevée. En revanche, un salarié qui continue de percevoir un salaire important peut voir sa pension reportée jusqu'à ce que ses revenus baissent ou qu'il atteigne l'âge de 70 ans.

Le report de la pension est-il une perte ?

Au contraire, le report est souvent avantageux. Pour chaque année de report de la pension entre l'âge de la retraite et 70 ans en raison de revenus professionnels élevés, une majoration de 5 % est ajoutée à la pension complète. Un report de deux ans ajoute 10 %, et un report de trois ans ajoute 15 %.

Cette majoration est acquise à vie. Un travailleur qui reporte sa pension de trois ans pour atteindre une pension de 2 757 NIS bénéficiera d'un supplément de plusieurs centaines de shekels chaque mois pendant vingt ans ou plus. Ceux qui hésitent à continuer de travailler après l'âge de la retraite doivent intégrer ce calcul.

Pension de l'État et retraite complémentaire : deux systèmes distincts

La pension de vieillesse de la Caisse d'assurance nationale et la retraite complémentaire proviennent de deux systèmes distincts et ne se compensent pas. La retraite complémentaire est issue de l'épargne accumulée dans un fonds de pension, tandis que la pension de l'État est une prestation sociale basée sur la résidence et les années de cotisation.

La différence fiscale est également majeure : la retraite complémentaire est soumise à l'impôt sur le revenu (avec des exonérations partielles), tandis que la pension de l'État est entièrement exonérée. Par exemple, un retraité disposant d'une retraite complémentaire de 5 200 NIS et d'une pension de l'État de 2 757 NIS perçoit environ 8 000 NIS, dont la grande majorité est nette d'impôt.

Suppléments pour dépendants et compléments de revenus

En plus de la prime d'ancienneté, des allocations pour personnes à charge sont prévues. À partir de janvier 2026, un supplément pour conjoint de 924 NIS est versé, ainsi qu'un supplément pour enfants de 581 NIS par enfant, dans la limite de deux enfants.

Le supplément pour conjoint est soumis à la condition que ce dernier ne perçoive pas de pension propre et à un test de ressources distinct. C'est pourquoi de nombreux couples constatent qu'un seul des partenaires bénéficie de ce supplément.

En cas de décès du bénéficiaire, la Caisse d'assurance nationale verse une allocation de décès unique au conjoint survivant. Parallèlement, l'éligibilité à une pension de survivant ou à une pension de vieillesse propre est examinée. Les veufs ou veuves qui perçoivent déjà leur propre pension ne peuvent pas cumuler deux pensions complètes.

Pour les retraités à faibles revenus, un complément de revenus est disponible. Une personne seule dont les revenus ne dépassent pas environ 3 345 NIS par mois, ou un couple dont les revenus cumulés ne dépassent pas environ 5 273 NIS, peut y prétendre. Ce complément donne également droit à des réductions sur les taxes municipales (arnona), les transports publics et les médicaments.

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