Israël : l'épargne à long terme atteint un record historique à 3,3 billions de NIS
L'épargne à long terme en Israël a atteint un record de 3,3 billions de NIS en 2025, portée par 219 milliards de NIS de nouveaux dépôts. Les commissions des agents d'assurance ont bondi de 10 % pour atteindre 13,2 milliards de NIS.

Le rythme des dépôts dans l'épargne à long terme en Israël continue de progresser, les investisseurs institutionnels gérant désormais des volumes de capitaux bien plus importants que par le passé. En 2025, le public a déposé un montant record de 219 milliards de NIS sur des comptes d'épargne à long terme, tels que les fonds de pension, les assurances vie collectives, les polices d'épargne et les fonds de prévoyance, selon le rapport annuel du commissaire de l'Autorité du marché des capitaux, de l'assurance et de l'épargne.
Ce chiffre marque un nouveau record historique et représente une hausse de 12,3 % par rapport à 2024. C'est également la première fois que les dépôts annuels du public franchissent la barre des 200 milliards de NIS.
Répartition des dépôts et des retraits
L'analyse détaillée des données montre la répartition suivante pour les nouveaux dépôts :
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Fonds de pension : 91 milliards de NIS
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Fonds d'études (Kranot Hishtalmut) : 39 milliards de NIS
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Polices d'épargne : 34 milliards de NIS
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Fonds de prévoyance investissement : 19 milliards de NIS
En contrepartie, le volume des retraits poursuit également sa progression, affichant une hausse de 9,8 % l'année dernière pour atteindre 155 milliards de NIS. Cela laisse un solde net positif de 64 milliards de NIS de capitaux frais conservés par les institutions financières.
À l'inverse des tendances précédentes, le rythme des retraits sur les fonds d'études a diminué de 6 % pour s'établir à 20,1 milliards de NIS, malgré la croissance massive des actifs globaux.
Au total, l'encours de l'épargne à long terme du public a bondi de 16 % pour atteindre 3,3 billions de NIS, soit une augmentation massive de 450 milliards de NIS en une seule année. Cette croissance s'explique principalement par la performance des marchés financiers, qui s'est traduite par des rendements annuels exceptionnels de 15 % sur le profil général et de 25 % sur le profil actions.
Cette hausse des actifs sous gestion profite directement aux compagnies d'assurance et aux maisons de gestion, qui perçoivent davantage de frais de gestion. Ces institutions financières bénéficient d'un « levier opérationnel », car elles n'ont pas besoin d'accroître leurs effectifs proportionnellement à la hausse de leurs actifs. Par conséquent, une part importante de ces revenus se traduit directement par une hausse des bénéfices et des cours de bourse.
Frais de gestion et commissions des agents
Les frais de gestion ont enregistré une légère baisse. Selon l'Autorité, les frais de gestion sur les versements des fonds de pension ont reculé de 0,03 % pour s'établir à 1,54 %, tandis que les frais sur l'encours sont restés stables à 0,15 %. Pour les fonds de prévoyance et les fonds d'études, les frais de gestion moyens sur l'encours s'élèvent à 0,53 % (aucun frais n'étant prélevé sur les versements).
Les agents d'assurance figurent parmi les grands bénéficiaires de cette dynamique. Leur nombre a progressé de 3,5 % l'année dernière pour atteindre 13 400 professionnels (dont seulement 410 conseillers en retraite). L'Autorité attribue cette hausse à la forte rentabilité du secteur des agences de retraite.
Les commissions versées aux agents d'assurance ont progressé de 10 % l'année dernière pour atteindre 13,2 milliards de NIS par an, soit une hausse de 1,2 milliard de NIS. Depuis la pandémie de COVID-19 en 2020, ces commissions ont bondi de 46 %.
Selon les données de l'Autorité, 43 % des agents d'assurance perçoivent jusqu'à 250 000 NIS par an, 24 % jusqu'à 500 000 NIS, 20 % jusqu'à 1 million de NIS et 13 % gagnent plus d'un million de NIS par an.
Déclaration du régulateur
Amit Gal, commissaire de l'Autorité du marché des capitaux, de l'assurance et de l'épargne, a déclaré :
« Le système d'épargne à long terme et le secteur de l'assurance en Israël ont connu de profondes transformations au cours des dernières décennies. De structures financières traditionnellement axées sur la gestion des fonds publics et la couverture des risques, les institutions sont devenues des acteurs majeurs de l'économie israélienne. Le volume des actifs gérés, leur influence sur le marché des capitaux et leur rôle croissant dans le financement de l'économie placent ces acteurs au cœur du système financier. »
Il a ajouté qu'une telle influence financière impose une responsabilité accrue et nécessite une gouvernance d'entreprise rigoureuse afin de garantir que ces institutions agissent avant tout dans l'intérêt des épargnants.
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