Économie en Israël : fermetures chez Zara, guerre des prix LEGO et fiscalité
Le point économique de la semaine : la fermeture de magasins Zara et la fin de la livraison gratuite, la guerre des prix de KSP face à LEGO, le débat sur le billet de 200 sikhels, l'acquisition d'une carrière par Kfar Giladi et le blocage bancaire d'une propriétaire.

Le paysage économique et de la consommation en Israël connaît des transformations majeures, marquées par la restructuration de grandes enseignes, des guerres de prix dans le secteur du jouet, des propositions fiscales d'envergure et des investissements massifs dans les infrastructures.
Zara ferme des magasins et supprime la livraison gratuite
La marque Zara s'apprête à fermer sa boutique du centre commercial Azrieli à Beer-Sheva ainsi que son point de vente Zara Home au centre commercial Ayalon. Cette décision réduira la présence de la marque de décoration à seulement trois emplacements en Israël : au centre commercial TLV, à Big Glilot et à Ramat Aviv. Parallèlement, le franchiseur Gottex Fashion a supprimé la gratuité des livraisons pour les achats supérieurs à 199 ₪ sur l'ensemble des sites du groupe Inditex, incluant Zara, Bershka, Pull & Bear et Massimo Dutti. La livraison standard s'élève désormais à 14.90 ₪. Cette mesure intervient alors que les écarts de prix avec l'Europe continuent de se creuser. Des comparaisons récentes montrent que commander en ligne depuis Zara Greece reste souvent beaucoup plus économique, avec des économies atteignant parfois 50 % sur un panier d'achats, frais de port compris.
KSP riposte à l'ouverture du magasin LEGO par des réductions massives
L'ouverture du onzième magasin officiel LEGO au Grand Kanyon de Petah Tikva a attiré des foules considérables, provoquant de longues files d'attente. En réaction, la chaîne KSP a immédiatement appliqué des baisses de prix drastiques, allant jusqu'à 50 % sur certains ensembles phares, afin de capter l'attention des consommateurs. Des vérifications de marché ont mis en évidence d'importants écarts tarifaires, les économies chez les distributeurs alternatifs se chiffrant parfois en milliers de sikhels. Malgré cette concurrence agressive, les boutiques officielles continuent de séduire grâce à des lancements exclusifs, des avantages VIP et un club de fidélité comptant près d'un quart de million de membres.
L'Autorité fiscale relance l'idée de supprimer le billet de 200 sikhels
Shay Aharonovich, directeur de l'Autorité fiscale israélienne, a remis sur la mesa la suppression potentielle du billet de 200 sikhels dans le cadre de la lutte contre l'économie souterraine, ouvrant même la voie à une suppression totale du liquide à terme. Selon lui, cette mesure permettrait d'accroître les recettes fiscales de 20 à 30 milliards de sikhels par an, évitant ainsi d'autres hausses d'impôts douloureuses. Cependant, la Banque d'Israël s'y oppose fermement. Ce débat émerge alors que les responsables économiques préparent les arbitrages budgétaires pour le prochain gouvernement. L'administration examine également une révision de la fiscalité sur les revenus locatifs afin de combler les manques à gagner budgétaires.
Le kibboutz Kfar Giladi remporte une concession minière majeure
Le kibboutz Kfar Giladi a remporté un appel d'offres de l'Autorité foncière d'Israël pour l'exploitation de la carrière de Kedamim en Galilée, moyennant 542 millions de sikhels. Le contrat accorde des droits d'extraction et d'exploitation pour une durée de 24 ans, le kibboutz prévoyant d'investir des dizaines de millions de sikhels dans la modernisation du site. Cette acquisition fait suite au rachat de la carrière de Zenah près de Beit Shemesh pour 1.1 milliard de sikhels il y a deux ans. Fort de sept décennies d'expérience dans ce secteur, le gestionnaire anticipe une forte demande en granulats et en béton pour soutenir les grands chantiers nationaux à venir, tels que le métro de Tel-Aviv et la reconstruction des régions du Nord et du Sud.
Gel des comptes d'une octogénaire par mesure de conformité bancaire
Une femme d'environ 80 ans, propriétaire de onze biens locatifs générant plus de 60 000 sikhels par mois, a vu ses comptes conjoints temporairement bloqués par sa banque après avoir sollicité un prêt pour rénover un appartement endommagé par des éclats d'obus. Les services de conformité ont tiqué face aux flux financiers récurrents entre les comptes de la propriétaire et ceux de sa belle-fille, invoquant des vérifications requises en matière de lutte contre le blanchiment d'argent. Les restrictions ont finalement été levées après la présentation de contrats de bail certifiés et de justificatifs fiscaux complets par une avocate. Cet incident illustre la rigidité des protocoles bancaires face à des schémas de gestion patrimoniale atypiques mais légitimes.





