Reprise économique modérée en Israël et incertitudes mondiales, selon Meitav

La reprise économique post-guerre en Israël est plus modérée que lors des conflits précédents, selon Meitav, sur fond de baisse des taux et de risques budgétaires.

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Reprise économique modérée en Israël et incertitudes mondiales, selon Meitav
Photo : ICE / בינה מלאכותית (צילום אילוסטרציית בינה מלאכותית)

L'économie israélienne présente des signes de reprise après la guerre, mais ce rebond reste nettement plus modéré par rapport aux reprises enregistrées lors de campagnes précédentes. C'est ce qui ressort de la note macroéconomique d'Alex Zhebzhinsky, économiste en chef de la maison d'investissement Meitav. Selon lui, l'hésitation du public se traduit par une hausse modérée des achats par carte bancaire et une baisse significative du nombre d'Israéliens voyageant à l'étranger. En parallèle, les exportations de services technologiques s'affichent en hausse en dollars, mais la tendance est différente en shekels.

Taux d'intérêt et risques liés à la baisse de la TVA

Suite aux déclarations du gouverneur de la Banque d'Israël, la probabilité d'une baisse des taux d'intérêt lors de la prochaine décision du 6 juillet s'est renforcée. Les marchés estiment que le taux pourrait descendre entre 2,75 % et 3 % d'ici environ un an. Zhebzhinsky évoque également le projet de réduction de la TVA de 1 %, estimant qu'une telle mesure, menée avant la fin du conflit et dans un contexte d'incertitude budgétaire liée à la défense, risque d'accroître le déficit. Selon les estimations, cette baisse de TVA abaisserait l'indice des prix d'environ 0,3 % de manière ponctuelle.

« Une baisse de la TVA avant la fin de la guerre et face aux incertitudes des dépenses de défense risque d'aggraver le risque de déficit budgétaire », souligne Alex Zhebzhinsky.

Incertitude mondiale et limites du marché de l'IA

Sur la scène internationale, Zhebzhinsky relève une incertitude considérable. L'OCDE a présenté un scénario selon lequel une résolution rapide de la crise avec l'Iran et la réouverture du détroit d'Ormuz permettraient une reprise et une baisse de l'inflation d'ici 2027, face à un scénario plus pessimiste où les blocages se poursuivraient jusqu'en 2027, plongeant certains pays en récession.

Aux États-Unis, l'activité montre des signes d'amélioration, bien que Meitav souligne qu'une grande partie de cette dynamique provienne d'investissements massifs dans les infrastructures d'intelligence artificielle. Parallèlement, la consommation des ménages devrait rester atone. L'analyse met en lumière l'apparition de « contraintes de demande » dans le secteur de l'IA : en plus des pénuries de puces et d'électricité, des entreprises telles qu'Uber et Microsoft réduisent certains usages de l'IA en raison de coûts élevés, les clients peinant à justifier ces dépenses au regard des gains de productivité.

Marché du travail et stratégie d'investissement

Le rapport souligne l'impact croissant de l'intelligence artificielle sur le marché du travail américain, avec une hausse des licenciements dans la finance, l'information et la programmation. En matière d'investissements, Meitav conseille de ne pas se limiter aux géants technologiques américains et de diversifier les portefeuilles. Par ailleurs, la maison d'investissement juge les obligations d'État américaines attractives et recommande de privilégier les obligations gouvernementales israéliennes à moyen et long terme.

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