Le FMI relève la croissance d'Israël pour 2026 à 4,5 % malgré les chocs énergétiques

Le FMI relève la prévision de croissance d'Israël pour 2026 à 4,5 % tout en abaissant l'inflation prévue à 1,8 %, dans un contexte de tensions énergétiques mondiales.

Source :Calcalist
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ECONOMY // FINANCIAL FLOW

Le Fonds monétaire international (FMI) a relevé sa prévision de croissance pour Israël en 2026 à 4,5 %, contre 3,5 % dans ses projections d'avril, soit une révision à la hausse d'un point de pourcentage complet. C'est ce qui ressort du rapport sur les Perspectives de l'économie mondiale publié ce matin. Néanmoins, la prévision pour 2027 est maintenue inchangée à 4,4 %.

Une comparaison avec les prévisions du département de la recherche de la Banque d'Israël tempère cet enthousiasme. En juillet, la Banque d'Israël prévoyait une croissance de 4 % pour 2026 et de 5,5 % pour 2027. Si le fonds se montre plus optimiste pour l'année en cours, sa prévision pour l'année prochaine est inférieure de 1,1 point de pourcentage à celle de la banque centrale.

Contexte régional et inflation

Cette amélioration contraste fortement avec l'environnement régional. Dans le même rapport, le FMI abaisse sa prévision de croissance pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord pour 2026, en raison de la fermeture prolongée du détroit d'Ormuz. Le rapport ne formule toutefois pas de commentaires textuels spécifiques sur Israël.

L'inflation prévue en Israël pour 2026 recule à 1,8 %, contre 2,3 % en avril, une évolution atypique alors que les prévisions d'inflation mondiale ont été revues à la hausse. Le chômage reste stable autour de 3 %, tandis que l'excédent de la balance courante devrait se contracter à 1,1 % du PIB.

Chocs énergétiques et dette publique

À l'échelle mondiale, le FMI anticipe désormais un prix du pétrole de 95,7 dollars le baril en 2026, soit 16 % de plus qu'en avril, avec une réouverture du détroit d'Ormuz prévue seulement en mars 2027. L'inflation mondiale devrait grimper à 4,7 % en 2026 avant de redescendre à 4,1 % en 2027.

Le message du FMI est sans appel : toute augmentation de dépenses ou réduction d'impôts doit s'accompagner d'une source de financement avérée.

La dette publique des économies avancées devrait passer de 108 % du PIB en 2025 à 115 % en 2031, tandis que le FMI met en garde contre toute pression politique pesant sur les banques centrales.

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