IAI fait face à un délai réglementaire crucial pour son introduction en bourse
Les Industries aérospatiales d'israël disposent de six semaines pour résoudre des impasses réglementaires cruciales en vue de leur introduction en bourse valorisée à 100 milliards de shekels.

Les Industries aérospatiales d'israël (IAI) et l'Autorité des entreprises gouvernementales attendent avec anxiété la résolution de la question du secret entourant les activités classifiées de l'entreprise, une étape cruciale pour son introduction en bourse. Cependant, à l'approche des élections de la semaine prochaine, il est incertain si le ministère de la Justice examinera le dossier. L'IAI ne dispose que de six semaines pour résoudre cette impasse réglementaire. Si aucune solution n'est trouvée d'ici le 1er décembre, l'entreprise pourrait être contrainte de rembourser sa seule série d'obligations, évaluée à 154 millions de shekels, et perdre son statut de société émettrice cotée.
Après des mois d'attente concernant les divulgations requises pour les investisseurs potentiels, le procureur général adjoint Gil Limon a récemment indiqué à l'Autorité et à l'IAI que les étapes nécessaires n'avaient pas toutes été franchies. M. Limon a fait valoir que la question n'est pas encore mûre pour une discussion sous l'égide de la procureure générale Gali Baharav-Miara. Des sources indiquent que face à ces retards, les dirigeants de l'IAI examinent la possibilité de saisir d'urgence la tribunal pour accélérer la décision et préserver le statut de la société.
Tentant de débloquer la situation, M. Limon a sollicité l'avis du président de l'Autorité des valeurs mobilières, Sefi Zinger, concernant l'ordonnance de secret et les divulgations compensatoires. Ces dernières semaines, l'IAI et l'Autorité des entreprises ont trouvé des terrains d'entente avec l'Autorité des valeurs mobilières et le département de la sécurité du ministère de la Défense (Malmab). Désormais, il ne reste que des procédures formelles, qui ne perturberaient pas l'activité sans l'échéance obligataire imminente.
Les responsables de l'Autorité des entreprises et de l'IAI ont averti que la perte du statut de société cotée nuirait à sa capacité à lever des fonds et affecterait sa gouvernance. L'IAI détient une série d'obligations négociée à la Bourse de Tel-Aviv depuis deux décennies, bénéficiant d'exemptions historiques concernant ses activités de défense classifiées, telles que le système de défense antimissile Arrow 3. Avant son introduction en bourse, l'Autorité exige une régulation complète des ordonnances de secret.
L'introduction en bourse prévoit la vente d'au moins 20 % des actions à des investisseurs institutionnels sur la base d'une valorisation d'environ 100 milliards de shekels. Cette initiative intervient dans un contexte de performance financière record portée par le boom mondial de la défense, avec des ventes au premier semestre 2026 en hausse de 33 % à 4,27 milliards de dollars et un carnet de commandes atteignant le record de 35 milliards de dollars.
Par ailleurs, l'agence de notation S&P Maalot a attribué au fabricant étatique de moteurs de fusées Tomer une note préliminaire élevée de ilAA en vue d'une émission d'obligations pouvant atteindre 600 millions de shekels. Créée il y a dix ans lors de la privatisation d'IMI Systems, Tomer maintient ses activités de propulsion sous contrôle étatique strict, avec un chiffre d'affaires visant 1,8 milliard de shekels d'ici 2030.





