Tempête politique en Allemagne autour de liaisons de conseil présumées

Des messages divulgués révèlent une coordination entre des conseillers israéliens et des responsables de la CDU en Hesse, déclenchant une demande d'enquête parlementaire.

Tempête politique en Allemagne autour de liaisons de conseil présumées
Illustration FilIsrael : AI Generated

Une tempête politique secoue le Land allemand de Hesse à la suite de révélations de la presse locale concernant l'implication présumée du stratège politique israélien Srulik Einhorn et de sa société Perception Media auprès de la section locale de l'Union chrétienne-démocrate (CDU). Le scandale a éclaté après la publication par le quotidien Frankfurter Rundschau de messages WhatsApp fuités, mettant en lumière des échanges entre Einhorn et Yonatan Urich, conseiller du Premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou, sur la mobilisation d'un ministre israélien pour valoriser l'image du dirigeant de la CDU en Hesse, Boris Rhein.

Selon les informations rapportées, les deux hommes ont discuté de la formulation d'une publication sur les réseaux sociaux soutenant une initiative de Boris Rhein visant à pénaliser la négation du droit d'existence d'Israël. Peu de temps après, le ministre israélien de la Diaspora, Amichai Chikli, a publié un communiqué aux termes similaires, admettant par la suite que le message lui avait été dicté par l'entourage de Benjamin Nétanyahou. Cette affaire a provoqué de vives réactions au sein du parlement régional de Hesse.

Plusieurs formations politiques, dont les Libéraux et les Verts, ont déposé une demande officielle d'enquête parlementaire afin de déterminer si la section locale de la CDU a financé les activités de la société d'Einhorn. La direction régionale de la CDU a fermement démenti tout lien contractuel ou financier avec ces conseillers. Par ailleurs, des cercles politiques extrémistes et populistes s'emparent de l'affaire pour alimenter le débat sur l'ingérence étrangère, alors que l'initiative législative initiale reste bloquée en raison de doutes sur sa constitutionnalité.

Dans la même rubrique