Revers diplomatiques pour Israël après les scrutins au Brésil et en Serbie
La défaite de dirigeants pro-israéliens au Brésil et en Serbie fragilise la diplomatie de Jérusalem, axée sur les relations personnelles, et déclenche de vives passes d'armes politiques en Israël.

De récentes défaites électorales au Brésil et en Serbie ont porté un coup aux alliances diplomatiques d'Israël, mettant en lumière la vulnérabilité d'une politique étrangère fondée principalement sur des liens personnels plutôt que sur des accords institutionnels. Au Brésil, le sénateur Flávio Bolsonaro, fils de l'ancien président, a échoué dans sa course, ruinant l'espoir d'un transfert de l'ambassade brésilienne à Jérusalem et d'un réchauffement des relations avec le président Luiz Inácio Lula da Silva. En Serbie, le président sortant Aleksandar Vucic a reconnu sa défaite aux législatives, semant le doute sur l'avenir d'un partenariat stratégique marqué par une coopération accrue dans le domaine de la défense.
Le départ simultané de ces personnalités pro-israéliennes souligne un défi récurrent de la diplomatie menée par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui s'appuie traditionnellement sur des affinités idéologiques avec certains dirigeants. Lorsque ces derniers perdent le pouvoir, les acquis de la coopération s'étiolent souvent. Bien que ces revers soient dus à des dynamiques intérieures dans chaque pays, ils laissent planer l'incertitude sur l'avenir des relations bilatérales, d'autant que la Serbie se rapproche des orientations de l'Union européenne.
Sur la scène intérieure, ces résultats ont provoqué des empoignades politiques en Israël. Le chef de l'opposition Yaïr Lapid a estimé que l'association avec la politique actuelle de Jérusalem constituait un handicap mondial, suscitant une vive réplique du ministre des Affaires étrangères Gideon Sa'ar, qui a qualifié ces critiques de reniement de fidèles alliés. Malgré ces revers, certains observateurs rappellent que d'autres échéances électorales en Occident pourraient redessiner favorablement le paysage diplomatique israélien.





