Le prix de l'essence baisse de 0,50 shekel après une baisse de taxe
Le prix du litre de sans-plomb 95 s'établit désormais à 7,75 shekels. Le ministre des Finances Bezalel Smotrich a signé le décret de baisse de la taxe sur les carburants.

Les automobilistes israéliens peuvent souffler. À minuit, les tarifs des carburants ont été officiellement mis à jour dans les stations-service, enregistrant une baisse significative de 0,50 shekel par litre.
Le nouveau tarif du litre de sans-plomb 95 en libre-service s'établit désormais à 7,75 shekels dans le centre du pays. Cette baisse intervient après la levée des obstacles juridiques qui empêchaient le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, de signer le décret de réduction de la taxe sur les carburants (accise).
Les nouveaux tarifs à la pompe
Suite à cette baisse de taxe, la nouvelle grille tarifaire se présente comme suit :
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Libre-service (Centre) : 7,75 shekels le litre.
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Service complet (Centre) : la majoration est fixée à 26 agorot, soit un total de 8,01 shekels le litre.
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Eilat (zone franche de TVA) : le prix maximal en libre-service chute à 6,49 shekels le litre (contre 6,99 shekels auparavant), avec un supplément de 22 agorot pour le service complet.
Cette baisse apporte un ballon d'oxygène aux ménages, confrontés ces derniers jours aux tarifs de carburant les plus élevés enregistrés dans le pays depuis plus de dix ans.
Contexte de marché et tensions géopolitiques
Ce revirement spectaculaire s'est joué en quelques jours. Au début de la semaine dernière, la direction des carburants du ministère de l'Énergie et des Infrastructures avait annoncé une hausse de 16 agorot, portant le prix à 8,25 shekels le litre, égalant ainsi le record historique de septembre 2012.
Cette précédente hausse s'expliquait par une augmentation de 6 % des cours internationaux du brut, l'indexation périodique de la taxe d'accise sur l'inflation, ainsi que par la revalorisation des marges de distribution liée à la hausse du salaire minimum. Cette flambée s'inscrivait dans une tendance haussière de huit mois, marquée par une hausse cumulée de près de 1,5 shekel par litre, alimentée par les tensions avec l'Iran, les blocages dans le détroit d'Ormuz et la crise énergétique en Europe.
Arbitrage juridique et budgétaire
Face à la colère de l'opinion publique et à l'approche de la période électorale, le ministre des Finances a exigé une baisse de la fiscalité sur le carburant. Le projet s'est d'abord heurté à l'opposition catégorique des services techniques de son ministère — la direction du Budget, l'administration fiscale et l'économiste en chef. Ces derniers estimaient qu'une telle mesure creuserait le déficit budgétaire dans une conjoncture délicate, pour un coût estimé à 155 millions de shekels par mois. De plus, les directives de la conseillère juridique du gouvernement imposent une stricte réserve aux gouvernements de transition concernant les mesures non urgentes.
L'issue est venue du conseiller juridique du ministère des Finances, Dudi Koppel. Ce dernier a sollicité la conseillère juridique adjointe du gouvernement, Avital Sompolinsky, en faisant valoir qu'il s'agissait d'une mesure d'urgence indispensable pour soulager le pouvoir d'achat des citoyens.
Il a souligné que cette baisse était strictement limitée dans le temps et dans son montant par rapport aux baisses de taxes accordées lors des précédents scrutins. Les services juridiques ont finalement validé cette analyse, permettant la signature du décret qui restera en vigueur au moins jusqu'à la fin du mois d'octobre.
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